LIVRE II. G
et de nos lignes iélegrapliiqiies, à continuer ramélioration de nos poi (s et de nos rivières, le dessèchement de nos marais, à combler les lacunes de nos roules impériales, à fournir aux communes une subvention de plusieurs millions pour leurs chemins. Le Trésor a pu, sans reco iirir au crédit, acquitter ces dépenses qui ont excédé 2 milliards. La fortune publique et privée n'en a pas moins poursuivi sa progression ascendante; les revenus de TElat se sont accrus chaque année de 60 millions, et notre commerce extérieur a dépassé de 628 millions celui de 1862.
Le premier de ces budgets a été clos avec un excédant de dépenses occasionné par la suppression d'un demi-décime sur les droits d'enregistrement, et une réduction considérable sur l'impôt des sucres; le gouvernement a cru pouvoir accorder ce double allègegement aux contribuables sans compromettre la situation de nos finances.
Ces prévisions ont été réalisées par le budget de 1865, qui a présenté, sur le budget ordinaire, un excédant de recettes de 111,731,825 fr.
et qui, en définitive, a légué à l'exercice suivant une somme disponible de 12,224,000 francs. Et cependant rÉtat a pu , sans aggravation d'impôts, ajouter aux crédits alloués à chaque département ministériel, pour ses besoins extraordinaires, les sommes ci-après :
A la justice et aux cultes. . . . 5,000,000 fr
A rinlérieur 5,500,000 fr.
Aux finances 3,000,000
A la gnovrc 49,500,000
A la marine 40,400,000
A Tinslruclion publique 1 ,100,000
A Tagriculture , au commerce et
aux travaux publics 94,400,000
Aux beaux-ar(s et aux Jjàtîments
civils 8,500,000
Le budget de 1866 s'est terminé dans des conditions analogues, par un excédant de recettes de 1 ,978,865 fr.