‹ Des finances françaisesChapitre 53 sur 156 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

scriplion. Le calcul était facile à établir : le cours moyen avait été, en 1861, pour le -4 1/2 de . . 90 fr. 70 c.

pour le 3, de . 68 fr. 29 c.

A ce taux, il y avait pour réchangiste une perte de 23 centimes. Il fallait donc nécessairement, pour le succès de l'opération, élever le cours du 3 pour 100. Ce résultat fut obtenu, aveo la coopération des principaux banquiers de Paris, à des conditions peu onéreuses pour le Trésor; le 3 pour 100 monta, avant la mise à exéculion de la loi, à 69 fr. 26 c. Le bénéfice des rentiers qui adhéraient à la conversion était de 1 fr. 67 c.

Il y avait lieu, en outre, d'espérer que le 3 pour 100 aurait atteint le même chiffre qu'après la. conversion des rentes 5 pour 100. Le cours avait été de 74 fr. 95 c.

Et en 1853 de 79 fr. 52 c.

I^e plus grand nombre des rentiers accepta la conversion. Les soultes encaissées par le Trésor s'élevèrent à 157,715,963 francs, qui servirent à atténuer la delte flottante , dont le montant était alors de 967 millions-

Ce budget est le premier qui ail été divisé en budget ordinaire et budget extraordinaire .

Les dépenses du budget ordinaire, qui embrassent la dette publique et les dotations, les services ministériels et les frais de régie et perception des impôts,

évaluées d'abord à 1,721,581,677 fr.

ont été réglées à 1,770,339,740

Les recettes ordinaires , par suite de Taccroissement continu des revenus indirects, se sont

élevées à 1,828,041,749 fr.

Excédant de recette 58,303,008

qui a été affecté au budget extraordinaire.

Ce dernier budget, que la loi du 2 juillet 1862 avait fixé à 121 millions, a été élevé, par celles des 13 mai 1863 et 3 février 1864, à 276 millions, sur lesquels 134 millions ont été employés aux travaux publics extraordinaires et 132 millions aux frais des expéditions du Mexique, de Cochinchine, de Chine, du Japon, et de l'occupation de Rome.

Malgré Ténormité de ces dépenses accidentelles, le découvert, mis à la charge de la dette flottante, n'a été que de 22,131,099 francs.

En résumé, pendant Texercice 1863, nos finances ont traversé de difficiles épreuves; nous avons eu à soutenir Thonneur de nos armes aux extrémités du globe, à développer les réseaux de nos chemins de fer

Page 1