‹ Des finances françaisesChapitre 78 sur 156 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

POSTES

Le service des postes n'avait cVautro ohjel, dans l'origine, que le transport des dépêches du souverain, qui fit bientôt participer tous ses sujets aux avantages de cette entreprise, et en retira une précieuse ressource pour le Trésor.

Ce service, effectué d'abord par des courriers à cheval, ne tarda pas être confie à des officiers du roi, investis de privilèges considérables, sous le titre de maîtres de poste j, qui, pour l endre la correspondance plus active, remplacèrent ces courriers à cheval par des voitures, en établissant des relais réguliers. On les plaça sous les ordres d'une administration spéciale qui fixa le prix des lettres en raison de leur poids et des distances , et étendit sa surveillance au transport des loyageurs et des marchandises par les messageries et par le roulage * .

La révolution de 1789 supprima les privilèges qu'un édit de 1715 avait conférés aux maîtres des postes. Le décret de FAssemblèe constituante du 19 août 1790 ordonna que les postes aux lettres, les postes aux chevaux et les messageries, jusqu'alors administrées séparément, seraient régies par un directeur et quatre administrateurs que le roi nommerait. L'Assemblée autorisa l'exécution provisoire jusqu'au 31 décembre 1791 des règlements et des traités existants, en se réservant toutefois de rectifier avant ce terme, sur les instructions fournies par le pouvoir exécutif.

^ La taxe des lettres a été reiidne uniforme saus avoir égard aux dislances.

Les règlements que cette loi avait annoncés furent arrêtés et rendus publics par deux proclamations du roi des 10 et 24 avril 1791, et par les décrets des 10 juillet, 20 août, môme année. Cette organisation a reçu de nombreuses modifications sous tous les gouvernements , soit par des lois et décrets, soit par des traités internationaux concernant notre correspondance avec les pays étrangers. Nous ne pourrions les ônumérer sans excéder les limites d'une étude financière. Nous nous bornerons à constater que Timpôt des postes, y compris la taxe sur les envois d'argent, a produit en 1869 94,028,615 fr.

Ce produit n'avait été en 1851 que de 45,815,000

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