‹ Des finances françaisesChapitre 8 sur 156 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

tiquaient des entailles identiques. Cet impôt était établi sur les propriétés des roturiers. Il ne pesait ni sur la noblesse, ni sur le clergé, ni sur les pays (VEtat.

On appelait ainsi les provinces qui, en s'annexant à la France, avaient stipulé le maintien de leurs franchises. Ces provinces ne concouraient , comme le clergé, aux charges publiques, que par des dons volontaires, sauf Texception que nous spécifierons plus tard.

Ces provinces étaient : la Flandre, la Bretagne, TAuvergne, la Saintonge, la Guyenne, le Périgord, le Languedoc, la Provence, le Daupliiné, la Marche, le Lyonnais, la Franche-Comté, TAlsace et la principauté de Sedan.

Les autres provinces s'appelaient pays d'élection.

La taille personnelle était établie sur le revenu présumé du contribuable : si le laboureur devenait fermier, il était taxé d'après ses bénéfices probables, de telle sorte qu'il avait le plus grand intérêt à les cacher sous les apparences de la misère.

La taille réelle, payée parles propriétaires roturiers qui possédaient à peine le tiers du territoire, était arbitrairement répartie entre les généralités, les paroisses et les particuliers. Rien de plus odieux que ce mode de perception; Vauban, dans son Mémoire à Louis XIV^, et tous les auteurs du dix-huitième siècle qui ont eu le courage de signaler ces abus, les dépeignent sous les couleurs les plus sombres.

La taille, qui, dans Torigine , n'était que de 2 millions, en excédait 40 à la mort de Louis XIV, et s'élevait en 1788 à 73,489,000, somme énorme à cette époque, surtout si l'on considère qu'elle était payée par le tiers de la propriété territoriale et dans les pays

élection seulement.

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