‹ Des finances françaisesChapitre 95 sur 156 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

les principaux éléments des dépenses de ce ministère en comparant les exercices 1851 et 1869, et en indiquant les causes de la différence considérable qu'a présenté leur règlement définitif.

Exercice 1851 31,376,771 fr.

Exercice 1869 57,979,835

Il faut ajouter à cette dernière

somme celle de 4,375,178

affectée au service des beaux-arts et qui a été distraite du budget du ministère de l'intérieur pour être annexée à celui de la maison de TEmpereur.

Les principales causes de Taccroissement des dépenses en 1869 sont les suivantes :

1** Lignes télégraphiques :

Elles ont coûté 10,294,017 fr. 02

au lieu de 707,116

en 1851 , preuve éclatante de l'immense développement que ces lignes ont reçu sous TEmpire. Aussi ontelles donné à TEtat pendant cette

même année 11,733,468 fr.

tandis qu'elles n'avaient produit en

1851 que. . , 95, 444

L'accroissement de la dépense a donc été entièrement couvert, en une seule année, par celui de la recette.

2^ Administration générale, préfectures, sous-préfectures, inspections générales, garde nationale.

Les crédits affectés à ces services avaient été, en 1851, de 8,526,776 fr.

Ils se sont élevés en 1869 à. . . . 12,029,238

Les traitements des fonctionnaires qui personnifient le gouvernement dans les provinces ont été considérablement augmentés, dépense productive qui trouve une large compensation dans les revenus indirects. Ces traitements avaient été réduits à de mesquines propor-

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tions sous la république de 1848; aussi les récoptious officielles étant supprimées, le mouvement industriel s'arrêta, et cette imprudente économie eut pour résultat une diminution décuple dans les recettes du Trésor.

3^ Prisons, transport des détenus, établissements

pénitentiaires 18,051,075 fr.

en 1851 7,9G8,918

L'État a pris à sa charge la plus grande partie de celte dépense pour en dégreier les départements.

Subvention annuelle accordée aux communes pour activer Tachèvement des chemins vicinaux 4,000,000 fr.

C'est un immense bienfait pour la propriété rurale.

S"" Sûreté publique 8,905,075 fr.

en 1869, au lieu de 1,114,440

en 1851 .

Il est à remarquer que, sous TEmpire, la police municipale de Paris a été mise sur le même pied que celle de Londres et le nombre des agents doublé. L'Etat a consenti à payer la moitié de la dépense, qui, en 1869, a été de 5,207,000 fr.

D'autre part, le crédit affecté par le budget de 1851 aux frais de police de l'agglomération lyonnaise s'est

élevé, en 1869, de 167,222 fr.

Ainsi s'explique, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans d'autres détails, l'écart qui existe entre les deux budgets.

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