‹ Des finances françaisesChapitre 99 sur 156 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

La valeur des pièces d'or et d'argent se raj3proche de la valeur commerciale. Il n'en est pas ainsi de la monnaie de cuivre, uniquement destinée, comme nous Favons dit, à servir d'appoint; pour donner à cette monnaie une valeur vénale qui ne difierat pas essentiellement de celle du métal, il faudrait que le poids du décime ne fût pas moindre de quarante grammes. Que deviendrait le commerce de détail si Ton était obligé de se charger d'un poids de deux kilogrammes pour transporter cinq francs en monnaie de cuivre?

Le gouvernement ayant voulu la refonte de toutes les anciennes monnaies de cuivre, dont la contrefaçon était devenue aussi facile que lucrative, ne choisit un modèle qu'après des épreuves multipliées. Il se décida, en ne donnant au décime qu'un poids de dix grammes, de suppléer à l'insuffisance du poids et de la valeur du métal par le fini de l'exécution. L'alliage est formé de quatre-vingt-quinze parties de cuivre, quatre d'étain et une de zinc, alliage qui résiste aux altérations produites par le frottement et par le contact de Tair.

L'ancienne monnaie a été retirée de la circulation , et celle qui l'a remplacée , plus légère et fabriquée avec le même soin que les médailles , a été favorablement accueillie par toutes les classes de la société. Aucun inconvénient n'est résulté de cette double opération, accomplie en exécution de la loi du 6 mai 1852,

Les dépenses des autres services ministériels ne donnant lieu à aucune observation importante au point de vue financier, nous nous dispenserons d'entrer dans les détails d'un faible intérêt , en nous bornant à présenter le tableau des dépenses de chaque ministère pendant les exercices 1851 et 1869.

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