SUR LA SURIÎXCITARILITÉ NERVEUSE
du cerveau bur reiisemble des organes, y compris le cerveau lui-même.
XXII. Il est des relations fonctionnelles qui prennent le caractère de sympathies, et qui deviennent obscures, inaccessibles, à la fois, à la conscience et à la volonté, lorsque l'habitude les a souvent renouvelées dans les actes de la vie morale et intellectuelle. Ainsi les sympathies cérébrales sont d'autant plus grandes que le cerveau a plus énergiquemcnt fonctionné dans les opérations de l'entendement ou de la volonté, et que les émotions ont été plus vives et plus nombreuses.
XXIII. Les conditions anormales du sang ou du tissu nerveux qui constituent la source pathogénique de la surexcilabilité nerveuse, sont le résultat d'un vice de nutrition générale, originel ou acquis. Il en résulte pour les phénomènes généraux de la vie organique un trouble profond et mystérieux qui retentit dans les foyers de l'appareil ganglionnaire, et surtout dans les foyers hypogastriques et épigastriques. De là les symptômes variables qui assiègent la région sousdiai)hragmatique chez les personnes dites nerveuses.
XXIV. Ces symptômes révèlent une surexcitation ganglionnaire avec accumulation d'une quantité de névrosité (lui demande à être dépensée. Les voyages, l'occupation, une passion, un but d'activité, de vives commotions, l'exercice, etc., tendent à dissiper cette accumulation importune que la diète, l'inaction, les soucis, la solitude, etc, ne font qu'accroître.
XXV. Pour classer méthodiquement les principales formes de la surexcitation nerveuse, il faut tenir
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compte des symptômes ilominaiits plutôt que des prétendues altérations anatonio-pathologiques d'un appareil déterminé. Il faut préférer un caractère universel, incontestable et constant, à un caractère variable, incertain, mobile comme les doctrines qui se succèdent tour à tour.
XXVI. Nous distinguons d'abord une affection qui a pour caractère une grande variété de symptômes et dans laquelle il est impossible de discerner un symptôme prédominant. Nous appelons cette affection névropathie j^^'otéifonne. Elle complique souvent l'hystérie et l'hypochondrie ; elle fournit à ces deux maladies un caractère commun qui les a fait regarder par Sydenham, et par d'autres praticiens, comme une même affection.
XXVII. Nous distinguons ensuite trois groupes généraux. Au premier appartiennent les diverses formes de l'aliénation mentale avec délire général et avec délire partiel ou affectif. L'hypochondrie est du nombre de ces dernières. Nous rattachons ce premier groupe à la surexcitation psycho-cèrébrale. Au deuxième appartiennent les diverses affections convulsives, tétaniques, comateuses, névralgiques, etc., qui constituent la surexcitation sensorio-motrice ; l'hystérie appartient à ce groupe. Au troisième appartiennent toutes les névroses viscérales qui constituent la surexcitation ganglionnaire.
XXVIII. Le système ganghonnaire est un instrument de relation entre les idées représentées par l'appareil psycho-cérébral et les penchants ou les be-
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soins (le l'organismo représentés par les divers appareils de la vie organique. II est destiné à porter à la fois l'influence des idées dans les profondeurs de la vie de nutrition, et rintluence des conditions générales de l'organisme dans les opérations de la vie de relation.