RESUME DE LA THÈSE ET CONCLUSION
4° Dans la syphilis héréditaire, on peut observer :
Chez les nouveau-nés, deux ordres de lésions : des dé-collements épiphysaires et des fractures soit juxta-épiphysaires, soit au milieu même de la diaphyse, lésions qui donnent lieu à des pseudo-paralysies.
Chez des enfants plus âgés, des fractures qui évoluent et se consolident sans traitement spécifique, comme des fractures chez des individus sains, bien que dans quelques cas l'enfant ait présenté quelque temps après des lésions spécifiques nettes, gommes, etc.
2° La syphilis acquise, presque toujours à la période tertiaire :
A, Constitue unecause prédisposante aux fractures, cause qui apparaît des plus nettes dans nombre de fractures spontanées, soit que la syphilis ait engendré une altération générale du système osseux, comme paraissent le démontrer quelques rares observations, soit qu’elle ait déterminé une lésion locale qui a diminué en ce point la résistance de l'os.
B. Retarde, dans un certain nombre de cas, la consolidation des fractures: quelquefois est une cause de pseudarthrose, bien que, dans la majorité des cas, la fracture se consolide à la suite d’un traitement approprié.
C. Peut causer l’ulcération spécifique de la plaie en voie de cicatrisation lors de fracture compliquée.
D. Dans quelques cas se manifeste au niveau de cicatrices, de cals qui constituent un locus minoris resistentiæ.
ConcLusion : La syphilis nous parait donc avoir un rôle nettement établi dans la genèse et l'évolution des fractures, elle nous paraît pouvoir se manifester tardivement au niveau d’une fracture ancienne ; aussi, dans tous les cas où l’on observera, soit une fracture qui ne paraît pas en rapport avec l’inténsité du traumatisme original, soitun retard ou un manque dans la consolidation, on devra songer à elle, la chercher s’il y a lieu, la traiter, en même temps qu'on mettra en œuvre les autres moyens dont on dispose pour amener la consolidation des fractures.