‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 16 sur 101 · BE SP IE · texte numérisé non relu

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de trois semaines à Vincennes, le malade a pu reprendre ses occupations,

Hier, en descendant un escalier, il a fait une chute de plusieurs marches; immédiatement, il a ressenti une douleur assez violente dans la cuisse gauche; il lui a été impossible de se relever et ce matinils’est fait apporter à l’hôpital.

On constate aisément les signes habituels d’une fracture du fémur; mais celle-ci siège au même point que la première, car le trait de la fracture un peu oblique porte sur le cal, et ni au-dessus ni au-dessous de lui, on ne trouve de trace de consolidation ancienne.

En examinant le malade, on constate qu'il présente des traces manifestes de syphilis héréditaire. Le crâne présente la déformation natiforme décrite par le professeur Parrot, et on trouve sur les dents des traces d’atrophie cuspidienne,

La cuisse est placée dans un appareil d'Hennequin. On donne au malade du phosphate de chaux et du sirop d’iodure de fer.

Le 20 avril, soixante-deux jours après la fracture, on enlève l’appareil, Il n’y a absolument pas de raccourcissement, mais la consolidation n’est pas absolument complète, Appareil silicaté. Le malade est envoyé à Vincennes, Il en revient le 7 mai, la consolidation est parfaite, le cal n’est ni volumineux ni douloureux, Le malade reprend seg occupations,

Mais aussi il est bien possible que, dans un certain nombre de cas, la syphilis héréditaire, si souvent mméconnue, soit la cause d’accidents à la source desquels nous sommes souvent impuissants à remonter. Ne pourrait-on pas se demander, par exemple, si ce n’est pas là l’origine étiologique de certains cas de fragilité osseuse dont la nature nous échappe (obs. de Vallin)? Si, d’un autre côté, certaines pseudarthroses, qu'on s’évertue e vain à interpréter, ne relèvent pas d’un vérole héréditaire. Ce sont-là des points qui nécessiteraient une étude approfondie, et d’une difficulté facile à concevoir. ‘

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