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sique et morale, une toux sèche, la fréquence presque fébrile du pouls. M. Fédiot prescrivit le sirop de protoiodure de fer, les infusions de quinquina, les bains gélatino-sulfureux, une alimentation analeptique, un peu de vin de Bordeaux. En huit jours, il y avait déjà un peu de mieux.
Le 3 février. Une infirmière, en déposant sur le lit de cette malade la boîte à pansements, l’appliqua juste, mais sans effort pourtant, sur sa cuisse droite et lui cassa le fémur, comme elle aurait brisé un tube de verre qui se serait trouvé sous les couvertures. La fracture siégeait vers le tiers supérieur; elle fut peu douloureuse et mise de suite en appareil, ce qui n'occasionna aucune souffrance. Mais la malade, absorbée par la crainte de voir ses autres os se briser ainsi, tomba dans un état de stupeur qui augmenta la fièvre, la diarrhée, la toux, l'expectoration, les sueurs nocturnes s'y joignirent; enfin, quoiqu’on eût enlevé l’appareil, la mort eut lieu le 27 février.
Aucun travail de consolidation n'était commencé entre les deux fragments. Le système osseux fut trouvé ayant une faible cohésion.
La plus légère torsion des côtes suffirait à les briser,
La substance dite compacte des os des membres résistait si faiblement que le radius et le cubitus se cassèrent dans une traction exercée sur le bras droit pour soulever le cadavre.
Borel (1) combat la manière de voir de Venot; pour lui la syphilis ne peut agir que par des lésions locales des os. En effet, la première des observations de Venot semble rentrer dans les faits classiques ; la deuxième, elle aussi, est contestable ; étant donnée la multiplicité des lésions syphilitiques apparentes, une gomme osseuse est bien probable; mais la troisième, avec autopsie, est plus difficile à combattre. Et, quoiqu’on puisse croire a priori, la clinique, elle aussi, est capable d'amener à conclure que dansquelqués cas Venot a raison. Ainsi dans l’observation suivante due à Breschet, les fractures spontanées facilement guéries sans traitement spécial, cessèrent de se produire lorsqu'on eut institué la médication spécifique. Le fait me semble sans
(1) Borel. Etiologie des fractures pathol. Th. Paris, 1879, no 207, pi 47.
PACE, l'éra
réplique, et c’est ce qui m'a fait admettre une opinion pour laquelle, au premier abord, j'avais de la répugnance.