‹ Des fractures chez les syphilitiquesChapitre 68 sur 101 · OBSERVATION LVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION LVII

Fracture directe de l'extrémité inférieure du péroné gauche chez un syphilitique, Léger retard de consolidation. Cal longtemps volumineux, douloureux,

(Observation communiquée par notre collègue Monnier.)

Le nommé B..., âgé de 26 ans, cordonnier, entrel!e 28 avril 1884 dans le service de M. Péan, à l'hôpital Saint-Louis.

D'une excellente santé habituellement, le malade contracte en 1880 un chancre infectant suivi d'accidents secondaires, pour lesquels il suit un traitement pendant huit mois environ.

Ce matin ayant fait un chute du oord d’un trottoir, il reçut un coup de pied de cheval au-dessous de la {cheville gauche, Il lui fut impossible de se relever et on l’apporte à l'hôpital.

À son entrée, on constate une fracture du péroné à 2 centimètres audessus de la malléole externe gauche. Très peu de déplacement. Compresses d’alcool camphré.

Le 29. La réduction est très facile, application d'un appareil plâtr (gouttière postérieure et étrier).

49 mai. Vingt et un jours après la fracture, la consolidation n’est pas faite, mais les fragments sont en place. Appareil silicaté.

Le 24, Depuis quelques jours on lui donne des pilules de protoiodure et on cautérise une plaque muqueuse siégeant à la face interne de la lèvre inférieure. Il est envoyé à Vincennes.

Le 30 mai. Le malade revient de Vincennes où on lui a enlevé son appareil inamovible. :

La consolidation est faite, mais il y a de la douleur à la pression du péroné et de la partie antérieure de la malléole interne.

La marche est presque impossible, Bandage roulé,

42 juin. Les douleurs sont toujours les mêmes; il semble que le cal est un peu volumineux. Appareil plâtré.

Celui-ci est enlevé le 30 juin. La marche est plus facile, la sensibilité persiste à la pression.

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