OBSERVATION LXXV
(H. Hammick. Practicalremarks on amputations, fractures, etc., p. 118. Gurlt, p. 638. D'après Bérenger-Féraud, p. 578, obs. 102.)
Matelot. Fracture de jambe datant de dix-sept semaines. Syphilis, Traitement mercurie! et salivation. Guérison.
Il en est probablement de même pour un des deux succès attribués à Colles (de Dublin).
OBSERVATION LXXVI, Collin. Cité par Puel, p.19. (D'après Gurlt, p. 638.)
Femme de 28 ans, robuste. Pseudarthrose de l'humérus partie moyenne, Traitée sans succès par divers procédés pendant six mois, Quatre semaines après avoir retiré le séton, on prescrit le mercure trois fois par jour jusqu'à salivation. En même temps un brassard de cuir est appliqué au niveau de la pseudarthrose. Un mois après la guérison est obtenue.
D’après Gurlt, le brassard a eu plus d’action que le traitement interne et cela d’autant plus, dit-il, « que trois mois après la guérison, la même malade se fractura le bras au-dessous de la première fracture et guérit dans le temps ordinaire avec l'application du même appareil,
Je n’ai pas pu me reporter à l'observation originale de Colles, mais je serais fort tenté d'admettre que cette femme était syphilitique. La seconde fracture est suspecte et dès lors l’action du traitement mercuriel se conçoit de reste.
Ainsi, la seule observation où aucun symptôme ne permet de soupçonner la syphilis, est celle de B. Cooper.
O BSERVATION LXXVII.
B. Cooper. Guys hos., report., 1837, p. 399. D'après Malgaigne, t. I, p. 304. Bérenger-Féraud. Pièces justificatives, p. 610,3 série. Humérus, obs. 82.
B. Cooper a rapporté l’histoire d’une femme de 28 ans, portant depuis dix mois une fracture de l'humérus, inutilement traitée par la compression, le séton, l'appareil albuminé, en plâtre, et qui se cousolida en un mois sous l'influence de la salivation mercurielle,
Cette guérison rapide d’une pseudarthrose rebelle de-
puis six mois autorise presque à penser, vu la rareté du fait en dehors de la syphilis et de sa fréquence dans la syphilis, qu’il s’agit d’une vérole méconnue. C’est vers cette opinion que penche Puel, Il s'exprime dans lestermessuivants (p. 79) :
La difficulté qu'on a le plus souvent pour constater des manifestations syphilitiques sur les sujets des observations, nous impose la plus grande réserve à l'égard de ces prétendus exemples donnés comme concluants. »
Mais, pour rester fidèle à ses habitudes, Puel nous dit (p. 80) : « Arnott et Ch. Hawkin n'ont jamais vu échouer cette medication », alors que d’après Malgaigne « Arnott
et Ch. Hawkin l’ont essayeeinfructueusement ».Je ne connais pas le fait de Ch. Hawkin; mais celui d’Arnott est un insuccès quoiqu'il se rapporte probablement à la syphilis.
Le traitement antisyphilitique. Quoique généralement merveilleux, peut en effet échouer dans certaines circonstances quoique la syphilis soit avérée, Quelquefois l'échec ne sera que relatif :