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OBsEeRvATION VI.
{Due à l’obligeance des Docteurs PÉNARD et VerRier (Inédite).
Fracture à fragments multiples de la rotule gauche. — Cerclage.
__ Réduction de capacité de travail permanente partielle de
F...(B.), 40 ans, journalier, était occupé le 15 février 1927 à transporter des sacs d'engrais, lorsqu'il glissa et tomba à genoux tout en gardant le sac sur son épaule. 11 ne put se relever seul.
A l'examen, on trouva une fracture à fragments multiples de la rotule gauche.
Opération. — Gerclage.
Suites opératoires. — Mobilisation précoces \
Le 17 juin, il persiste :
4° Une hypertrophie avec déformation de la rotule;
2 Une légère atrophie du quadriceps fémoral;
3° Une limitation de flexion de la jambe sur la cuisse, qui arrive
cependant à dépasser 90 degrés.
OBsERVATION VIE.
(In thèse Viarp, Bordeaux, 1921.)
Fracture comminutive de la rotule à six fragments. Résultat fonctionnel excellent.
S... (Elie), 30 ans, coitleur, détenu au fort du Hâ.
Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portants. Antécédents personnels. — Bien portant. Blessé quatre ‘fois au
cours de la guerre : jambe droite, tète, poumon, omoplate. Le 17 mars 1921, cet homme fait une chute dans les conditions
suivantes : il est pris par les gardiens à fumer une cigarette. Il
veut fuir par un escalier, et, dans sa précipitation, il tombe sur les
deux genoux pliés, el projetés en avant sur une marche d'escalier.
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Douleur très violente, La jambe malade est pliée. Le blessé est ineapable de l’étendre et ne peut s'appuyer que sur la jambe saine.
Repos sur un lit dans sa cellule, puis il est transporté à l'infirmerie. Le médecin de l’infirmerie constate une fracture de la rotule et, le 22, le blessé est dirigé sur l'Hôpital Saint-André, daus le service de M. le Docteur Duvergey.
Du 22 au 25, pansement compressif.
Le 25, ponction articulaire. On retire du sang. On remet le pansement. Le malade ne peut soulever le talon du lit.
Radiographie le 28, qui montre une fracture de la rotule à 6 fragments, avec gros écartement.
Opération le 30, sous rachi-anesthésie à l’allocaïne. Incision en V, à concavité supérieure, découvrant la rotule. On tombe sur une articulation pleine de sang. La rotule est divisée en 6 fragments très distants les uns des autres. Le fibro-périoste est complètement dilacéré.
L'articulation est vidée et nettoyée. Les fragments sont rapprochés au moyen d’un fil de bronze d'aluminium, dont on entoure la rotule. Suture de la peau au crin. Mise en gouttière.
On enlève la gouttière le 1* avril. Massage à partir du 9 avril, jambe et cuisse.
Le 29, nouvelle radio, qui montre la parfaite coaptation des fragments.
Le blessé se lève dès le vingt et unième jour, en s'appuyant sur deux chaises. On le laisse continuer, et il marche sans aucun appui.
Le 30 mai, ablation du fil sous anesthésie locale. Le blessé rejoint sa cellule le 21 juin en très bon état.
Revu le 29. La rotule est épaissie, augmentée de volume, mais on ne sent pas le moindre écartément entre les fragments. Les mouvements d'extension et de flexion sont conservés. Le blessé marche comme tout le monde, et cependant il lui est bien difficile de faire de l'exercice, étant donné qu'il est enfermé.
La flexion atteint plus de 90 degrés. Le malade monte et descend les escaliers sans difficulté.