OBSERVATION VII
Fracture compliquée des deux os de la jambe droite directe. — Désinfection. — Appareil plâtré et silicaté
Le 8 mars, D..., trente ans, cocher d’omnibus, montait sur son siège quand le cheval de flèche droit se mettant à
ruer, l’atteignit à la jambe droite. Le coup de pied lui frac
tura le tibia à 3 centimètres au-dessus de la malléole interne. D... tomba sur le sol et se fractura alors le péroné. Il existe un léger déplacement des fragments, surtout du péroné.
La plaie produite par le fer du cheval est large de 3 cen timètres. Elle est désinfectée rigoureusement, pansée à sec, et le membre est immobilisé dans une gouttière en fil de fer. Injection préventive de 2 centimètres cubes de sérum antitétanique.
L'accident étant arrivé le 8 mars, on panse de nouveau la plaie le 10 mars et la fracture réduite est immobilisée dans un plâtre fenêtré.
20 mars. — La plaie a diminué d’étendue. Le malade n’a présenté aucun symptôme de tétanos.
30 mars. — La plaie est guérie.
5 mai. — Ablation du plâtre ; mais comme il existe encore de la mobilité on met un appareil silicaté.
25 mai. — Suppression du silicate. Légère mobilité encore. Massage, repos au lit.
30 mai. — Le blessé se lève avec des béquilles ; il marche péniblement. La fracture est presque entièrement consolidée ; ilexiste environ 1/2 centimètre de raccourcissement. Massage de la jambe.
15 juin. — Il s'appuie sur sa jambe fracturée et marche avec deux béquilles.
20 juin. — Il essaie de marcher avec une canne.
26 juin. — Il quitte l’hôpital. Le cal est parfait, solide.
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