‹ Des Fractures compliquées de jambe et de leur traitementChapitre 47 sur 51 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

Fracture compliquée de la jambe droite de cause indirecte Guérison

Auguste Br..…., vingt-huit ans, chocolatier à Arcueil, entre le 13 juillet 1908 à l'hôpital Cochin, salle Gosselin, pour une fracture ouverte de la jambe. En voulant monter sur une voiture, il a glissé et est tombé sur le pavé. On relève le malade. Il existe une fracture de la partie moyenne des deux os de la jambe droite avec plaie sur la face interne. Il existe aussi une plaie sur la face externe du genou gauche.

La plaie est désinfectée à l’eau oxigénée, et on immobilise, après l’avoir “réduite, la fracture dans un plâtre fenêtré. On fait une injection de sérum antitétanique.

La plaie est pansée tous les quatre jours, lavée à l’eau oxigénée, touchée à la teinture d'iode. En dix jours la plaie : est guérie. |

10 septembre. — Le plâtre est remplacé par un silicate et le malade part chez lui. La fracture n’étant pas consolidée on lui fait prendre du sirop de sucre, de la thyroïdine.

15 octobre. — Le malade revient faire enlever son appa- : reil silicaté. La fracture est consolidée, le malade marche très bien, ne boite pas et il part en convalescence à Vin-

cennes.

= (ITOZ

OBSERVATION XXXVI (Personnelle)

Fracture compliquée da tiers moyen de la jambe gauche de cause directe. — Débridement sous chloroforme, — Résection d'une esquille.— Guérison,

Hippolyte R..., quarante-quatre ans,journalier, entre à Cochin, salle Gosselin, le 21 septembre 1908. Il a été renversé par une bobine de papier de 200 kilos, qu'il déchargeait d’une voiture et qui, en roulant, lui a passé sur la jambe. Le malade n’a presque rien senti sur le moment, mais quand il a voulu se relever, sa jambe s’est mise à saigner abondamment. Cette hémorragie a duré pendant les trois heu res qu’a duré le transport du malade, de Sceaux à Paris. A son arrivée à l’hôpital on fait de la compression pour arrèter l’hémorragie, on nettoie et on panse la plaie. Celle-ci, de la grandeur d’une pièce de 5o centimes environ, siège à la partie antérieure de la jambe au niveau du tiers moyen. Le tibia est fracturé à ce niveau ainsi que le péroné.Le membre est mis dans une gouttière ouatée et on fait au blessé une injection de sérum antitétanique.

Le lendemain, on fait la désinfection complète de la plaie et on réduit la fracture sous chloroforme. Une incision de 10 centimètres de long, parallèle au bord antérieur du tibia, permet d'agrandir la plaie qui peut être ainsi nettoyée largement. Une esquille osseuse du tibia qui gêne la coaptation des fragments, est réséquée. La plaie est drainée et en par tie suturée.

La fracture réduite est immobilisée dans une gouttière

postérieure avec fenêtre latérale au niveau de la plaie.

23 septembre. — Le malade va bien, ne souffre pas ; pas de fièvre.

26 septembre. — On change les compresses de la plaie qui va très bien et n’a pas suppuré.

30 septembre. — On supprime les fils de suture mais on laisse encore le drain jusqu’au 2 octobre. La plaie est nettoyée, à l’eau oxygénée touchée à la teinture d’iode et pansée - tous les quatre jours jusqu’au 24 octobre, époque à laquelle la plaie est guérie.

5 novembre. — Le plâtre est enlevé ; la consolidation est bonne. Le membre en bonne position ne présente aucun raccourcissement.

10 novembre. — On permet au malade de se lever, et comme il présente un léger degré d’atrophie musculaire, on le masse tous les jours jusqu’à sa sortie de l'hôpital qui a lieu

le 2 décembre,

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