‹ Des fractures spontanéesChapitre 9 sur 10 · INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES

Au point de vue du traitement deux cas peuvent se présenter : ou bien la fracture spontanée est sous la dépendance d'une lésion osseuse liée soit à ua état général, soit à une altération nerveuse, ou bien elle constitue un accident purement local, au moins au début ; en d'autres termes, la fragilité osseuse est secondaire ou primitive.

Dans le premier cas c'est à l'affection première qu'il conviendra de s'attaquer ; à l'immobilisation de la fracture par les moyens ordinaires, on joindra un traitement approprié aux circonstances, et qui variera nécessairement selon qu'on aura affaire à une affection syphilitique, à l'ostéomalacie, au tabès dorsalis

Dans le second cas, la conduite à tenir dépend de la nature de la lésion initiale, de sa marche, de son influence sur l'état général.

Dans les ostéites, l'indication la plus préssante consiste à prévenir les effets de la rétention du pus et l'infection générale ; on sera conduit suivant les cas à ne pratiquer qu'une simple incision et à enlever les séquestres, ou bienla résection, l'amputation, la désarticulation du membre pourront devenir nécessaires surtout s'il y a menace de septicémie.

Les ostéosarcomes ou cancers primitifs ne reconnaissent qu'un seul traitement possible, l'amputation Ou la désarticalatioii suivant les cas.

Quant aux kystes hydatiques, si nous nous reportons aux observations que nous avons résumées, ils doivent être traités par la résection précoce, mais comme très souvent l'affection est méconnue, la suppuration a parfois le temps de se produire et on se trouve dans la nécessité de recourir à une opération plus radicale.

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