CONCLUSIONS
Dans le but de permettre de se rendre compte plus facilement des idées que nous avons émises dans cette thèse, nous réunissons dans ce dernier chapitre, au risque de nous répéter, toutes les conclusions que nous avons consignées à la fin des chapitres spéciaux.
I. L’analyse chimique est nécessaire pour les fruits à couteau, car elle permet au dégustateur d’émettre un jugement plus précis et plus juste sur leurs qualités; elle permet d’utiliser certaines espèces de fruit jusque-là peu employées. A la suite de nombreuses expériences elle peut conduire l’arboriculteur à l’éducation la plus en rapport avec chaque arbre fruitier.
II. Pour les fruits à cidre elle est indispensable pour le choix des meilleures variétés; elle doit être presque l’unique arbitre de leur choix, de leur classement, de leur valeur, et du commerce auquel ils donnent lieu.
III. Pour les deux groupes de fruits elle doit être consultée et suivie à l’égard du meilleur parti à tirer des terrains et de leur exposition.
IV. Les Pommes et les Poires, tant à couteau que pour le pressoir contiennent deux sucres ; le sucre interverti et le sucre de canne. La moyenne du sucre total est dans les proportions qu’on peut fixer de la façon suivante :
1° Pour les poires à couteau 9 à 10 gr. 0 [q de pulpe.
2° Pour les pommes à couteau 10 à 11 gr. 0 [q id.
3° Pour les pommes à cidre 12 à 12, 50 gr. 0 [q id.
Y. Les fruits de table ont une quantité totale de sucre moindre que celle des fruits de pressoir, mais une quantité supérieure de sucre de canne.
VI. Il n’est pas possible de fixer présentement le rapport qui existe (si toutefois il y en a un) entre la quantité des deux sucres contenus dans les genres et les variétés de ces fruits pas plus que le rapport du sucre de canne et de l’acidité.
VII. A la suite de nos recherches, nous croyons pouvoir établir surtout pour les fruits à cidre, ( car c’est pour eux que cela est vraiment utile) le classement suivant fondé sur leur richesse saccharine :
I e '* Catégorie Fruits excellents 12 à 15 gr. sucre 0[o de pulpe 2 m e id. Fruits bons 10 à 12 id. id.
3"« id. Fruit médiocre. 8 à 10 id. id.
Comme conséquence, nous recommandons la culture des variétés qui donnent en minimum au moins 10 gr. de sucre total pour cent grammes de pulpe, et nous rejetons toutes les autres.
VIII. Le commerce des fruits à cidre devrait être fondé sur l’analyse chimique et n’avoir pour base que la quantité de sucre qu’ils contiennent. Nous proposons même qu’on établisse le prix du demi-hectolitre sur une moyenne de douze grammes de sucre total Ojo de fruit, avec une fluctuation de 0 fr. 10 centimes par demi-hectolitre pour tout écart d’un gramme de sucre 0|0-
1) serait à désirer qu’on substituât le poids au volume,
c’est-à-dire, qu’on remplaçât le demi-hectolitre par un poids conventionnel de 25 kilog ; par exemple.
IX. Nous proposons pour faire cesser le vague qui est inhérent aux expressions : « fruit petit, fruit moyen, fruit gros. etc. » de ne les attribuer qu’aux fruits qui répondront aux poids et aux mesures ci-dessous.
EXPRESSIONS du volume