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ÉTUDE CLINIQUE — DIVISION

Bien (jue reconnaissant dans tous les cas une cause unique — l’action du frcid, — les gelures présentent des différences si considérables dans la forme et la gravité de leurs lésions qu’il est nécessaire d’établir, pour la clarté des descriptions cliniques, un certain nombre de catégories.

S’inspirant de la classification de Fabrice de Hilden pour la brûlure, Callisen proposa la classification suivante, adoptée par la plupart des auteurs classiques de notre époque (Nélaton, Follin, Jamain et Terrier):

1er degré: Rubéfaction.

2e degré : Vésication.

3e degré: Escharification.

La division qu’a suivie Thompson diffère très-peu au fond de celle-là; • toutefois, le chirurgien anglais a tenu à mettre en relief le rôle que joue la réaction inflammatoire et à en marquer l’intensité variable selon les cas. Il admet, lui aussi, trois degrés.

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1er degré : Inflammation suivie de résolution.

2e degré : Vésication, suppuration et ulcération, conséquence de l'inflammation .

3e degré: Congélation et sphacèle.

Ces deux classifications très-rationnelles dérivent d’un principe commun : la différence dans la nature des lésions produites par le froid. Elles indiquent clairement les formes essentielles des désordres organiques et laissent prévoir la marche du travail de réparation. Mais, ainsi

que l’avait fait Dupuytren pour la brûlure, quelques chirurgiens ont éprouvé le besoin d’insister sur la profondeur à laquelle pénètrent les lésions. De ce besoin procèdent les classifications de Legouest et de Valette.

CLASSIFICATION DE LEGOUEST

1er degré : Engelures chroniques.

2e degré : Présence de phlyctènes, d’épanchements sanguins avec ou sans ulcération consécutive.

3e degré : Formation d’eschares comprenant le derme et les parties superficielles des muscles.

4e degré : La congélation intéresse les muscles et le tissu cellulaire intermédiaire.

3e degré : Le membre est frappé de mort dans sa totalité soit d’emblée, soit consécutivement.

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