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mème B€4e; oamnM»i, i^prôe s'être étevég ensMftble «t à r«ms8on j(tsgu*À Toctaye de o^tie note, ces instramens 8e divisent et coa^ eourent, chacun dt son côté, & préparer rame & un grand érénemettt; comment pour conserver le sentiment da rkythme, affoibli par la célérité avec laquelle se meuvent les parties sapérietiraB, le composîh lenr Ceût frapper aux autres instrumens T Anapeste^ (i) oi^i àe tous les pieds qui convieift le plus anx chants de guerre ; comment, poor reposer Toreille ei en même tems pour indiquer les parties douées et sensibles du drame, du sein de ces formes guerrières et passionnées, il âdt sortir un chant qoi, sans se ralentir, prend une tournure aimable et gracieuse; avec quel sentiment exquis et quelle adresse il conduit le chant à des plaintes nobles et touchantes qui établissent le pathétique et le tragique de Faction.
« Faites attention à Tharmonie qui gémit sons ces paroles chantées sur un même ton : Que de cris! que de^pleurs! ainsi qa*à celle qui accompagne tout cet admirable morceau, et vous sentirez jusqu'à quel degré d'expression et de vie le talent peut élever les proportions musicales.
» Mais ce qui est sublime, ce qui ne peut appartenir à une profonde sensibilité reveillée et mise en mouvement par le génie, c'est la manière dont le musicien annonce et exprime les cris que la nature élève an fond du cœur d^Agamêmnon. Cette voix gémissante des hautbois, la sombre réponse des basses, la progression chromatique du chant et des instrumens qui raccompagnent de loin en loin, le murmure harmonieux et intermédiaire, qui remplissant llntervalle des accens plaintifs et monosyllabiques des hautbois et des basses, accorde et réunit toutes les parties de Torchestre sans nuire ft Teffet du dialogue.
n La Passaeaille est un des plus beaux morceaux de musique instrumentai qn\m ait entendus sur le théâtre de FOpéra, et c'est â mon sens une chose bien sentie par le musicien d'en avoir tempéré le stjle noble et reievé par deux gavottes que Rameau auroit avouées.»
Cette lettre contient un jugement détaillé sur Topera de Cluck. 24 décembre. Concert spirituel avec une belle symphonie de Cessée, un Christe Redmptor, du même auteur, (avec un beau duo à la
(i) Pied composé de deux brèves et une loD^e.
fin), chanté avec goût par Legros et Borel. Concerto de Mathieu, pour hautbois, exécuté par Besozzi. Motet de Langlé. Motet jde Méreaux, chanté par M"« Lorpin, débutante. Concerto de sa composition par Paisible. Le concert finit par \2i Nativité, oratorio de Gossec, qui obtint un grand succès.
Le premier duo est d*une musique fraîche et délicieuse, l'air chanté l)ar Legros est charmant. Le sommeil de berger est un morceau de symphonie d'un effet très grand et même dramatique, ainsi que le chœur : Quel sort funeste nous menace. Le chœur des anges était placé sous la voûte de la salle, et cette illusion a ajouté à l'effet du morceau très beau, mais peut-être un peu trop long, de même que le dernier chœur.
Hommage rendu à Gossec au Concert spirituel.
Après l'exécution d'un de ses oratorios, on a claqué des mains à tout rompre ; les bravo, les bravissimo, se font entendre de tous les coins de la salle.
On lui connaît en général beaucoup de verve et d'harmonie, mais on ne peut pas encore juger jusqu'à quel degré il est propre à briller sur la scène lyrique. (Chronique du temps.) ' C'est une appréciation après son opéra de Sabinus, donné en 1774 à l'Opéra.
25 décembre. Concert spirituel avec la même symphonie de Gossec et son oratorio chanté au concert précédent.
Solistes : M'"^ Charpentier, Larrivée, Duchâteau, MM. André (haut- • boïste), Duport le jeune, Legros, Borel.
On continue Azolan, de Floquet.
Aux Italiens, même succès pour Henri IV.
On répète en décembre la Fausse Magie, de Grétry.
La direction du Journal des Beaux-Arts avait reçu une lettre anonyme en répoiise à l'article publié concernant la musique de Gluck (Iphigénie en Aulide). Ce journal écrit à ce sujet :
« L'anonyme nous accuse de partialité en faveur de Rameau, dans la comparaison que nous avons fait de ce chœur : ûu€ tout gémisse, avec celui de Castor. Nous avons dit que l'un et l'autre étaient d*une grande beauté dans un genro différent, attendu que le chœur d* Orphée est un chœur de bergers, et celui de Castor un chœur de guerriers.
n Nous avouons que nous admirons Rameau, ce qui ne nous empêche pas de trouver très souvent M. Gluck sublime. Nous les regardons Tun et Fautre comme des artistes d'un génie rare.
» On nous fait un crime d*avoir avancé que les quatre vers : VAmour vient au secours de V Amant ^ etc., sont d*une expression foible en musique. On dit qu'ils ne sont pas susceptibles d'expression. C'est une question de fait, que tout lecteur peut décider sans être musicien.
» Aux accents d'Orphée, qui prie les démons de se laisser toucher, ils répondent en chœur et d'une manière terrible : Non. Cet endroit est sublime ; il nous a rappelle le non des démons de Psyché, et l'on nous menace du ressentiment des mânes de Mondonville, pour avoir osé mettre en parallèle le bruit avec le son, un musicien français avec M. le chevalier Gluck!
n Où avez- VOUS trouvé, nous dit l'anonyme, des tours de formes dans le chœur d'Orphée, si simple et si expressif? Ce chant vous est nouveau, sans doute ; mais il n'en est pas moins touchant et naturel ; il est vrai qu'il n'est pas de la couleur uniforme dont le chant français n'est pas sorti depuis cent ans. Il seroit singulier qu'après tant de disputes, cette uniformité de caractères de la musique française ne fût pas tout-à-fait aussi réelle qu'on a voulu le persuAder.
n 10 Depuis le triomphe iOrphée^ M. Rou^seau de Genève commence à croire que les Français peuvent avoir une musique. Son Devin eu étoit une bonne preuve. 2^ Il y a une anecdote du célèbre Corelli, qui le prouve encore mieux.
» Le cardinal d'Etrées se recrioit un jour sur la beauté de ses symphonies : Monseigneur, lui répondit-il, c'est que j'ai étudié LuUy.
n Nous avons dit que l'accompagnement de l'air d'Orphée étoit aride. On nous répond : Voudriez-vous qu'Orphée eût porté avec lui un orchestre dans les enfers?
n On convient pourtant que le jeu de l'accompagnement est sec et sans nuances.
n Si la musique n'est pas le complément de l'expression poétique, le musicien doit nécessairement changer d'expression, quand le poëte emploie des expressions nouvelles.
» L'anonyme ne veut absolument point de comparaison entre les Champs Ëlysées à' Orphée et ceux de Castor ; il mériteroit bien que nous fussions de son avis ; mais nous aimons, nous admirons trop M. le chevalier Gluck. *•
M""" Laguerre, élève de Feret, professeur de cbaot de TOpéra, jeue Aepm peu le rôle d'Euridice avec le plus grand succès.
Figure agréable, voix belle, proniHiciaiion nette, un jeu aisé, beau* coup d'iatelligeoce, de ta sensibilité et du goât dans son éteint, voilà les qualités de cette artiste.
Ovation faite à Gluck à VOpéra,
Ce musicien célèbre est de retour à Paris; ayant paru ces jours derniers à FOpéra, il a été accueilli avec use joie et une acclamation unanimes. La reconnaissance publique s'est manifestée avec éclat envers le créateur d'un genre de musique nouveau. Sfotre langue Hii a en particulier ujie obligation essentielle, il a prouvé qu'elle n'était point étrangère à la bonne nuisique, c'est-à-dire, à celle qui ex^inse la nature. (Chronique du temps.)
On se prépare à reprendre Ylphigénie de Gluck.
... Aux Italiens : La suite des Chasseurs et la Laitière, en 1 acte, musique de Goblain.
On lui doit encore l'opéra : La fàe de Saint-Cloud, joué à la Comédie-Italienne vers le méaie époque, et V Amant invisible.
Gobi«in est un musicien peu connu.
Le Mercure de France publie une longue pièce de vers en l'honneur de M"* Beaumesnil, ainsi que l'air : Cruelle, non jamais, votre imensible €(mr, de l'opéra Iphigénie, de Gluck.
Publications.
Becueil d'airs, par W^ Péan. Op. 1'. Paris, cbez l'auteur.
La jeune virtuose joint à TbaraiMie pleine et agréable de ses aœos^ pagnenaents, l'exécution la plus précise et la plus satisfaisante ; elle ne s'est pas seulement attachée à la régularité des bccotAb; elle a encore le mérite d'en avoir rendu l'exécii^ion facile, et à la portée des personne qui OBt qiael^u'usage de la guitare.
Pièces d'orgue et Magnificat en mi-mineur, par Benaut.
Paris, chez l'auteor.
Dialogues sur la musique, par M^^"" Clémence De Villers. Broebure in-8® de 64 pages. Paris, Vente.
M"® De Villers, attadiée à la duchesse d'Orléans, propose une école de musique dirigée par les plus grands naattres, à l'esemple de l'école de peinture. Elle dit que Grétry a su accentneret articuler
mieux qu*aueua français, indépendammeftl; de Texpression toujours vraie et piquante, qu'il donne aux passions et aux sentiments dont il est l'interprète le plus idèle
Lire le détail dans le Mercure de France de janvier 1778.
Nouvelle méthode pour harp£, etc., par CoriBtte.
Aux adresses ordinaires.
Airs détachés d'Henri /F, de Martini. Paris, Houbaut.
Ouverture de V Amitié à Vépreuve, pour clavecin avec violon et violoncelle ad libitum^ par Benaut.
Recueil d'airs les plus nouveaux avec la chacone de la Réunion de l'Amour et des Arts, opéra de Floquet, en duo pour 2 violons ou 2 flûtes. Paris.
Duo de dessus et de basse-taitle, à grand orchestre, par Duquesnoy. Paris, chez l'auteur.
Premier livre de pièces de clavecin, par Benaut, maître de clavecin. Paris, chez l'auteur.
Recueil d'airs et duos de la composition de Le^o$ et Desormery.
Il y a 16 airs et 8 duos.
Paris, chez Legros.
Un recueil d'œuvres de Legros, ce nouvel Orphée, qui met taïkt de goût et d'expression dans son chant, doit exciter ratteation des amateurs. (Chronique du temps.)
Méthode de violoncelle, par Tillière, élève de Bertaut. Ptris, Jolivet.
Le Mercure en fait l'éloge.
La Matina, symphonie en 12 parties, par J. Haydn. Paris, Huberty.
6 symphonies pour orchestre,-paiV Gossec. Paris, Bailleux.
8 symphonies, idem.
Trio pour clavecin, violon et basse, par Gossec. Op. 9.
6 quatuors dialogues d'un genre nouveau, par Desnose, professeur de violon à Toulouse. Op. 2. Parls^ Brunet.
Musicien inconnu.
Traité d'harmonie etc. suivant le système de Rameau, par Le Bœuf, organiste à l'abbaye de Ste. Geneviève. Paris, au bureau musical.
Nouvelle méthode pour apprendre à jouer la harpe, par P. J. Meyer. Paris, Bouin.
Pièces d'orgue, messe en ton majeur, par Benaut. Musicien resté inconnu;
Du théâtre, au nouvel essai sur l'art dramatique, par M. Mercier. Paris.
5 duos pour violon et violoncelle, par J. B.*Citry. Op. S. Paris, Bouin.
Musicien inconnu et à rechercher ses œuvres.
6 sonates pour violoncelle, par Bordery fils. Op. 2. Même remarque.
Dialogue entre Lulli, Rameau et Orphée dans les champs élysées, par Pierre L. Moline. Brochure in-8®. Paris et Amsterdam, Stoupe.
Orphée va trouver Lulli et Rameau dans les Champs Elysées, et leur annonce la révolution que le cygne de la germanie Gluck va opérer dans la musique française. On ajoute : Toutes les personnes de goût disent que H. Rameau a mis trop d'art à son harmonie et que Lulli n'en a pas assez mis dans la mélodie, tandis que Gluck a su réunir à vos sublimes talents la fraîcheur du coloris, la variété des nuances et la vérité de l'expression ; en un mot, c'est par la perfection de l'art soumis à la nature, qu'il a eu l'avantage de l'emporter sur vous.
L'auteur au moins convient que si le nouveau genre remporte sur celui de Rameau et sur celui de Lully, ces deux musiciens ont des choses admirables, et sont dignes de leur rival.
Tel est le contenu de cette brochure.
4 sonates pour harpe, par Delplanque. Op. 1®^.
Le Mélange musical, recueil de duos, trios, une ode, une scène, des chansons, etc., par Paul César Gibert. Paris, chez Clément.