I- ris vous ê- tes mal-heu- reu- se. Dans vos dif
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fé-ren- tes a- mours : Car Tun vous traite
de trom-
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peu-se, Et Tau-tre vous gron- de tou- jours.
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La Ber- gè- re Ce- li- mô- ne, Dans nos bois s*en
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va chan- tant : Dieux! que Ton souf- fre de pei-ne,
Quand on aime un in- con- stant ! S'il a pu rom-pre sa
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chaî-ne, Puis-je pas en faire au- tant?
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Trop heu- reux qui boit sans ces- se, Dans un pal- si-
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ble se- jour î Plus heu- reux qui boit le jour, Et
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qui la nuit peut, en- flâ- mé d'à- mour, Â sa Mai-
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très- se fai- re sa couri
Ne fais plus tant la se- vè- re ; L'autre jour a-
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vec Co- lin, Jet'ay vûê dans le jar- din, JeTiray dire
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à ta mè- re: Ah! Ro- bin,tay-toy, J'en sçais bien,
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j'en sçais bien, J'en connois bien d'autres qui font comme moy»
Ah I que Co- lin, Tau-tre jour, me fit ri-re, Quand il s'en
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vint au-près de moy me di-re, Qu'il me vou- loit
chanter Ah I ah ! ah ! ah I
ah!
Les Cantiques français.
Les cantiques sont d'un ancien usage, et ce sont principalement des chants religieux d'action et de grâces.
Les Hébreux chantaient des cantiques avec des chœurs et accompagnement de danses.
Il y a des cantiques spirituels, militaires, modernes, etc., et la plupart sont destinés à être chantés à la louange de Dieu, des Saints et pour le triomphe de l'église.
Aujourd'hui encore on chante des cantiques dans les processions, dans les institutions religieuses et dans les congrégations laïques.
En France, à en juger par les nombreuses publications de ce genre de musique, les cantiques ont eu une grande vogue déjà en 1886.
Le lecteur en jugera par la nomenclature des ouvrages publiés en France depuis 1886.
Rien de plus difficile que de connaître les auteurs de la musique des anciennes chansons, car dans la plupart des éditions on ne donne ni l'auteur des paroles ni celui de la musique.
Cependant, dans ce recueil, Opuscules sacrés et lyriques^ Paris, 1772, il y a des chansons des musiciens les plus habiles du siècle dernier, Clavis, Dupuy, Leemans, maîtres de chapelle de l'insigne église Abbatiale Saint-Sernin de Toulouse, et Clerambault.
On remarquera que plusieurs chansons se distinguent par un rhythme vif, original, et une mélodie fraîche qu'aucun artiste rougirait de signer de son nom.
On remarquera encore que beaucoup d'anciennes chansons ont une analogie frappante avec bien de chansons modernes.
Au sujet des cantiques on lit dans V Encyclopédie des sciences, par Diderot et d'Alembert :
« Les cantiques sont des discours ou paroles que l'on chante en l'honneur de la divinité.
» Les premiers et les plus anciens cantiques furent composés en mémoire de quelques événements mémorables et doivent être comptés entre les premiers monumens historiques.
» Le genre humain s'étanl multiplié, dit un auteur moderne, et Dieu ayant fait éclater sa puissance en faveur du juste contre Tinjuste, les peuples reconnaissans immortalisèrent le bienfait par des chants, qu'une religieuse tradition fit passer à la postérité.
» C'est delà que viennent les cantiques de Moyse, de Debora^ de Judith, ceux de David et des Prophètes.
» Les anciens donnoient le nom de cantique à certains monologues passionnés et touchants de leurs tragédies, qu'on chantoit sur le mode hypodorien et hypoghrugien, comme nous l'apprend Arisdote au XJX de ses problèmes, à-peu-près comme certains monologues qui, dans quelques tragédies de Corneille sont en stances de vers irriguliers, et qu'on auroit pu mettre en musique. »
Nous extrayons encore d'un livre de chansons au sujet des cantiques:
« Il n'est point de peuple qui n'ait compris le fruit qu'on peut retirer des cantiques. Chaque religion, chaque secte a les siens particuliers. Les Hérétiques en ont composé pour leur prosélites, afin que trouvant dans leurs temples le poison qu'ils brûloient de verser dans leurs cœurs crédules ou corrompus, ils ne cherchassent pas dans les chants des catholiques, des dogmes dont la connoissance auroit pu les engager à se réunir à eux. C'est cette réflexion qui introduisit le détestable usage des chansons : nous voyons encore aujourd'hui un cœur jaloux d'en conquérir un autre, inspirer par les chants, le feu coupable qu'il désire partager avec l'objet de ses vœux.
» Il faut remarquer que beaucoup des cantiques dont nous donnons ici l'extrait, n'étoient pas aussi ridicules dans le tems qu'ils le paroissent aujourd'hui : la plupart ont été faits pour être opposés à de mauvaises chansons. M. de Fenelon en particulier en a composé plusieurs dans ce dessein. Il faut encore ajouter qu'on ne connoît plus les airs sur lesquels ils ont été faits : des éditeurs les ont adaptés à d autres
airs suivant leur caprice, et les ont rendus par-là ridicules. C'est ce qui nous engage de répéter ce que nous avons déjà dit dans nos éditions précédentes. En général, le plus grand défaut de ceux qui font des cantiques, est de ne pas assez consulter le chant. On trouve ce défaut dans ceux même qui ont paru pour la première fois. »
Nous faisons suivre quelques cantiques, extraits d'anciens livres, et qui appartiennent à différentes époques :
Affectueux.
ts
Es-pritSaint,comblez nos vœux : Embrasez nos a-mes
Ei
fc
Des plus vi- ves flam-mes:Es-prit Saint, comblez nos vœux :
Efq
Em-bra-seznos a- mes De vos plus doux feux. Seul Au-
fe
teurde tous les dons : De tous seulnonsat-ten- dons Toas no-
tre se- cours Dans ces saints jours. Esprit, etc. feux.