‹ Des gloires de l'opéra et la musique à Paris ...: Documents ..., Volume 3Chapitre 9 sur 14 · PH · texte numérisé non relu

PH

SansTous, en- vain du don des Cieux Les ray- ons pré- ci-

^^^m^^^mm

eux brillent à nos yeux : Sans vous notre cœur N'est que froi-

irrf

deur. Esprit, etc. feux.

— Wl —

Si

Gracieux et léger.

SS

tt

Bë- nis- sons & ja- mais Le Dieu qui nous é-

ruTT'^'

fe^

clai- re : Bë-nîs- sons à ja- mais Ses lois et ses bien-

Fin. -|- ^^^

y-^ ■ .g- jH rrr

ti

faits. Sa gra- ce sa- lu- tai- re Dis- si- pe nos er-

li=¥=^=p^^=^

^gl

fcr^zfe

reurs , Et comble de ses faveurs Nos es- prits et nos cœurs . Bénist +

fP =H=g

sons, etc. Un Dieu qui nous ai- me De cet a-mour ex-

^fei

HCi:t=?:g?C

trême : Un Dieu quinous ai- me A droit à notre a- mour.

fc=î

Bé-nis-sons, etc. Gar-dons sa Loi sainte. Sans lui don-ner la

moindreat-teinte;Gar-dons sa Loi sainte : Aimons-le, aimons-le à

Tf—f-

no- tre tour. Bé-nis- sons, etc.

Louré. ^

w.'zrzji

g^iiip^iigiêi

Viens dans mon cœur,Cé-les- te Pu- deurîDu vrai bon

EEfcE^

heur, Source in- é- pui- sa- ble. Viens dans mon cœur, Cé-

gyp^mpiiiiiiiig^l

fizî

te Pu- deurlFi- xer ton rô- gneaima- ble. Que

^M=| ;g:£^g ^E^ÈEfe gg

lifnar

tu me plais Par tes saints at-traits I La foi, Tespé-

zz:

iîêiê

ran-ce, L'a- mour, la paix, En ré- com-pen-se De

feiê

ïip

Lent.

ta dé- cen-ce, Te suit, à ja- mais. Viensdansmon,

^iii=i^Siiiii=iiP

Di- vin Agneau, qui sur l'Au- tel, Vous im- mo- + +

^lîlÊg^^l^

/crac

lez pour un cou- pable, Et qui dai- gnez à vo-tre ta-

ble In- vi- ter Tin- di- gne mor- tel ! Ah ! quel a-

mour I qu'il est ex-trê-me I Je n*en sçaurois expri- mer la gran-

^^ilÉ

:zz

deur;Votredoa seul m'é-lève au comble dubonheur, Dans

^— rr

ce sa- cré Ban- quet, vous vous don-

±=±:zt

nez vous mê- me.

Marqué, sans lenteur.

rAy— --.-fi-

EÉ

Du fond du som-bre tom- beau je tlm- plo-re,

E yi'-3 =3=j^g=%gE^ii^ f ^ :ë=^^ffcf=f

Dieu tout puissant, Dieu que jV do- re. Tu vois mes maux et

-)?-ir]gf

^^Ëi

it==*3

iê

jnes dou- leurs ;

Laisse- toi flé- chir par mes

g^jig;:p>si^=rftf^n=^=^^# ^

pleurs : Ah ! quel doit ê- tre mon sup- pli- ce,

S^Ëppi^^^lp

Si tu nen- tends que ta jus- ti- ce!

l ^^ggggip i^^g^:

Mais de ta bon- té souviens- toi, Et que s'of-

^^Ëg ^pHilliiSiiiiii

frant en sa- cri- fi- ce, Ton pro- pre

Fils est mort pour moi.

Voici maintenant les titres des diflférents recueils de cantiques publiés en France :

Les cantiques, du sieur de Maisonflëur, gentil-homme français.

Recueil excellent et plein de piété, auquel de nouveau ont été ajoutés en cette dernière édition plusieurs opuscules spirituels recueillis de divers auteurs. Paris, Guillaume Auuray, 1586, in-i2** de 362 pag.

Chansons spirituelles et dévotes sur toutes les principales fêtes de Vannée et les autres divers sujets, composées par Guil. et Claude Bachet frères. Lyon, J. Lautret, 1618, in-12®.

La pieuse Alouette avec son tirelire ou Recueil de chansons spirituelles, donné au public par Jean Veruliet, avec les airs. Valenciennes, J. Veruliet, 1619, 2 part. in-8«.

Cantiques spirituels, par le P. Deshayes, jésuite, sur les airs les plus connus. In-12<>, vers Tan 1630.

Cantiques du Pirennée d'Eu, par Denis Macé, musicien de la chambre du roi. (Vers 1640.)

Cantiques spirituels pour abolir dans le monde les chansons profanes et déshonnêtes. Rouen, G. Machuel, 1655, 1 vol. petit in-12« de 24 pages.

Cantiques sur les prières du chrétien, Paris, Robert Ballard, 1660, petit in-12® de 24 pages.

Cantiques spirituels. Paris, Et. Pépingué, 1660, in-16®, 32 pages.

LesO qui se chantent aux Advents, traduit en vei*s français, et mis en mu^sique, en foi^me de chant de Noëls. Paris, Christ. Ballard, 1673, in-12*.

OEuvres spirituelles en vers français^ par M. l'abbé d'Heauville, où sont contenus les devoirs du chrétien et Thistoire des mystères de N. S. J. C. et de la Sainte Vierge, en forme de cantiques pour le temps de TAdvent. Nanci, in-i2^, de 382 pages ; l'approbation est de

Cantiques spirituels sur tous les exercices du chrétien, qui se chantent aux Missions. Paris, J. Delaize de Bresche, 1677, in-12®, de 24 pages.

Cantiques spirituels de l'amour divin, pour Vinstmction et la consolation des âmes dévotes, composés par un Père de la Compagnie de Jésus (le père Surin). Edition revue, corrigée et augmentée de plusieurs cantiques, (dont plusieurs sont du père Martial de Brie, capucin), appropriés aux trois vies, purgative, illuminalive et unitive. Paris, René Guignard, 1677, in-8**, de 416 pages. . Cantique de Vame dévote, divisé en XII livres, où Ton représente d'une manière nette et facile les principaux mystères de la foi, et les principales vertus de la religion chrétienne, accommodez à des airs vulgaires, par un ecclésiastique habitué dans le diocèse de Marseille. Marseille, P. Garcin, 1678, in-12% 842 pages.

Cantiques sur les mystères de la foi et de l'année, sur les actions de la journée, sur quelques autres vérités du christianisme, et quelques autres à Vhonneur des saints. Au Puy, P. et G. De la Garde, 1683, petit in-12% de 84 pages.

Cantiques sur les mystères de notre Seigneur pour tous les temps, par l'abbé d'Heauville. Avec des airs faits exprès. 1684.

Cantiques spirituels pour toutes les grandes fêtes de l'année et pour tous les états de la vie chrétienne. Seconde édition, par le R. P. J. Grasset, de la compagnie de Jésus. Paris, Urbain Coustelier, 1689, in-12*', de 218 pages.

Hymnes et proses de l'église, nouvellement mises en français, qui se peuvent chanter sur léchant des latines. Orléans, F. Boyer; et Paris, D. Horthemels, 1693, 1 vol. in-12", de 100 pages.

Noëls nouveaux sur les chants anciens, par M. Pierre Bonjan, prêtre Parisien. Paris, veuve Mercier, 1698, petit in-8*', de 72 pages.

Cantiques sur les principales obligations du christianisme, notés sur des airs spirituels. A l'usage des missions des Frères Prêcheurs. Paris, Edme Couterot, 1697, 1 vol. in-12^, de 60 pages.

Paraphrases sur les sept psaumes de pénitence, avec quelques autres cantiques, Angers, P. Yvain, 1697, in-12®, de 24 pages.

Cantiques sphituels sur les principaux mystères de notre religion, avec les sept psaumes de la pénitence, paraphrasés pour les missions et les catéchismes. Paris, J. de Nully, 1699, in-12% 72 pages.

Vers adressés à des artistes-musioiens.

A Colin Mmet, ménestrel français, qui Jouait plusieurs instruments.

Il chante avec flûte ou trompette.

Guitare, harpe, flageolet, Grande corne, petit cornet, Tambourin, violon, clochette.

Il fait la basse et le fausset, Il inventa vielle et musette ; Pour la manivel ou Tarchet Nul n'égale Colin Muset.

Muset vivait au XIII"« siècle et fut à la fois poète et musicien.

A i/™« Trial.

De vos talens le charme nous entraine, A votre cœur même hommage est rendu, Qui vous entend peut croire à la sirène.

Qui vous connoît doit croire à la vertu.

A Favart, de la Comédie-Italienne,

Qui mieux que toi, cher Favart, se signale Par des succès plus nombreux, plus constans? Chaque saison pour ta muse est égale ; Elle produit, et sait plaire en tout temps.

En vain il gèle

Ta Fée Urgéle (i), .

De ses ardeurs

Embrase tous les cœurs.

(i) Dachesne publia le poëme de cette pièce, jouée à la cour le 26 octobre 1765, et à Paris le 4 décembre suivant.

A Jl/"® Mandeville, des Italiem,

Dans la lice brillante,

Agathe, (i) où tu parois,

Tes rapides succès

Ont passé notre attente.

Fut- il jamais

De plus heureux essais I

On te voit, on t'adore

Il semble une fleur que l'amour

Auroit pris soin de faire éclore.

D'une si belle aurore,

Qu'il doit noitre un beau jour I

S. deB....

Epitre à Af"® Durancy^ de VOpéra.

Que de nos cœurs tu te rends bien maîtresse I Eh! qui pourroit résister?

Voix, attitude, geste, en toi tout intéresse; Tes sons brillans viennent nous transporter.

Mais à voir ton jeu vrai; ton jeu plein de finesse. On dit : de ses talens le moindre est de chanter.

Tes talens, tes appas n'ont rien que d'enchanteur : Au théâtre on t'admire, à la ville on t'adore.

Vers à M, Legros, nouvelle haute-contre de VOpéra.

Qu'entends-jel Est-ce un mortel qui rend de si beaux sons? Quels accens ! quels éclats? grands Dieux, quelle merveille !

Depuis si longtemps à mon oreille

Est si peu faite à ces sublimes sons.

Que je doute encore si je veille

Mais c'est lui, je le reconnois ;

Touché de notre peine extrême.

Quitte exprès le séjour des Dieux,

Se rend visible, et vient dans ces beaux lieux.

Sous les traits de Legros nous- enchanter lui-même.

Mais c'est lui, je le reconnois.

(i) Rôle qu'elle joue dans le Sorcier,

A M^^ Caroline^ par un enfant aprét V avoir vue jouer la comédie et danser un menuet.

Des roses qae Tamoar fait éclore et qall donne Poar rendre hommage aax vrais talens, Aax grâces, aux attraits brillans, Qui mioax qae vous, mérite la couronne?

Cet en&nt semble dire, en vous offrant des fleurs, Qu*il tient de vous sa puissance suprême.

Oui, c*est Tamour, sous cet heureux emblème, Qui pour tribut vous donne tous les cœurs.

Agréez cette offrande, elle est votre partage ; Qui fÎGdt naître Tamour, doit être son soutien : Caressez-le, ne craignez rien ;

Il n*a point de bandeau, lorsqu*il vous rend hommage. Juillet 1758. Guerin de Frémicourt.

A Herhain (Chevalier â^) capitaine de V armée française, mort en 1769.

Quelle musique plus aride.

Et quel poème plus commun.

Pauvre dCHerbain ! pauvre Bastide !

Vos deux talents n'en font pas un.

(A la suite de la représentation de son opéra : Les detix talents, joué le 10 août 1763.)

A Jf"* Beaumesnil, pensionnaire du roi^ auteur de la musique de Vacte de Tibulle, représenté à Versailles devant LL, MM.

Elève d* Apollon, et d*Euterpe émule Permets que j'applaudisse à tes heureux efforts. Les vers harmonieux que soupiroit Tibulle Viennent d'être embellis par tes touchans accords : Ils doivent leur triomphe au pouvoir de ta lyre, Par un double talent tu captives nos cœurs.

D'un art si merveilleux étends la vaste empire. Dans un nouveau sentier que tu couvres de fleurs. 15 mars 1784. Par M. Moline.

A Gluck, célèbre compositeur, mort en 1787.

Il arriva, précédé de son nom.

Il arriva le jongleur de Bohême :

Sur les débris d'un superbe poème, Il fit beugler Achille, Agamemnon Il fit hurler la reine Cljtemnestre, Il fit ronfler Tinfatigable orchestre ; Du coin du roi les antiques dormeurs, Se sont émus à ses longues clameurs, Et le parterre éveillé d*un long somme Dans un grand bruit crut voir Tart d'un grand homme.

Marmontbl.

Autre :

De Tart d'aller au cœur par des accords touchants, Nul autre mieux que lui n'a montré la puissance, Et de tous ses rivaux, c'est le seul dont les chants Ayent charmé son pays, Tltalie et la France.

Sous le portrait de ce musicien.

Autre :

Je fais. Monsieur, beaucoup de cas De cette science infinie, Que, malgré votre modestie, Vous étalez avec fracas, Sur le genre de l'harmonie Qui convient à nos opéras :

Mais tout cela n'empêche pas Que votre Armide ne m*ennuie.

Armé d*une plume hardie.

Quand vous traitez du haut au bas Le vengeur de la mélodie.

Vous avez l'air d'un fler-à-bras ; Et je trouve que vos débats Passent, ma foi ! la raillerie, Mais tout cela n empêche pas Que votre Armide ne m'ennuie.

Votre 8tjle est plein d*embarras ; De vos stances, la litanie Sur leurs talens, votre fatras.

Sont une vaine rapsodie, Un orgueilleux galimatias, Une franche pédanterie; Et tout cela n*empéche pas Que son Armide ne m'ennuie.

Le fameux Gluck, qui dans vos bras Humblement se jette et vous prie, Avec ses tours si délicats, De faire valoir son génie.

Mérite sans doute le pas Sur les Amphions d*Ausonie.

Mais tous cela n'empêche pas Que son Armide ne m'ennuie.

La Harpe.

Autre. (Réponse aux strophes précédentes) :

J'ai toujours assez fait de cas D'une savante symphonie D'où résultoit une harmonie Sans efforts et sans embarras.

De ses instrumens haut et bas, Lorsque chacun fait sa partie, L'ensemble ne me déplaît pas, Mais, ma foi ! La Harpe m'ennuie.

Chacun a son goût ici-bas, J'aime Gluck et son beau génie Et la céleste mélodie Qu'on entend à ses opéras.

De vos Amphions d'Ausonie La période et ses fatras Pour mon oreille ont peu d'appas, Et surtout La Harpe m'ennuie.

SUARÛ.

Autre :

Un talent, un talent suprême

N*est janaais jugé mieux que par le talent inéme,

Contre Alceste quelqu^un 8*exprlroant aveeâel,

De ce bel opéra contestait Texcellence,

Et rassurait tombé, pour comble (l'ignorance,

Saxxhini 8*écria : Tombé! Tombé dou ciel, (i)

Epitaphe de Oluch,

Ci git un homme de génie, Et dont le talent enchanteur Nous a fait sentir Tharmonie Qui de Toreille passe au cœur :

Cher à la savante Ausonie ; Couvert de lauriers et de fleurs, Ce chantre de la Germanie Fera long-tems couler nos pleurs.

De Sancy,

Autre :

Muses, préparez-lui votre plus riche offrande ; Plac€iz son nom fameux entre les plus grands noms. Rien ne peut plus faner llmmortalité guirlande Dont nous le couronnons.

ADuni.

Egide Duni se fixa définitivement à Paris, après le succès de dixhuit opéras.

Dans le poème sur la musique par Marmontel on lit ces vers :

Qu'ai -je besoin de me prostituer?

Pour mes amis j aurai beau me tuer, Il me feraient languir dans les ténèbres. Je ne veux que des hommes célèbres,

(i) Mot de Sacchini.

Dont la livrée au moins puisse honorer L*homme inconnu qui veut se décorer.

Voilà Duni qui s'élève et qui perce; Adieu, je romps avec vous tout commerce, Et c*est Duni que je vais adorer.

Le bon Duni, sous Tœil de la déesse, De notre langue essayait la souplesse.

Marquait le nombre, et voulait à nos vers En inlprimer les mouvemens divers ; Essai nouveau, tentative hardie.

Dont Rousseau même avait désespéré; Et le moyen que d'un pas assuré Marche en cadence un vers sans prosodie ?

Duni s*écoute ; il cherche, il étudie Le mouvement dans un son passager, Et de son chant Texacte mélodie Fixe des mots le caprice léger.

Duni faisait un chant pur et facile ; Trigaud disait : Le bonhomme est docile.

Tout allait bien. L'élégant Monsigny^ Plus gracieux, plus français que Duni^ Voit tous les jours la muse lui sourire.

A ces calculs le hardi Philidor^ Ayant soumis les cordes de la lyre, A rharmonie se donner essor.

Bientôt Grétry, plus adroit et plus sage, Dans notre langue un peu novice encor. Par des succès en fait l'apprentissage.

De son orchestre un feu divin jaillit, Grâce et beauté dans son chant se déploie En récoutant la muse tressaillit, En Tadmirant Dieu pleura de joie.

Trigaud, témoin d'un succès éclatant, D'un air accort s'adresse au débutant.

Ah ! lui dit-il, vous venez d'Italie.

Voilà du chant ; le chant est ma folie.

Rien n*est si beau, je Tai dit à Duni^ Qu*un dessin pur, élégant et fini.

Le vieux Rameau n^était pas sans génie :

Il envoyait chez moi son harmonie.

Ses airs de danse ; et moi pour Tobliger, Je voulais bien par-fois les corriger.

A M^^ Caroline et Sophie Descartins, après un duo de harpe à leur 4""* concert à Bordeaux,

Que de grâces, que de talens !

Est-ce Apollon ou Poljmnie,

Qui par une secrette magie.

Animent ces deux instrumens?

Non, c*est vous, Descartins, couple charmant et rare. Vous qui réunissez tant de goût, tant d attraits. Ah! que jamais le sort ne vous sépare.

Pour que nos plaisirs soient parfaits.

Ferrt, trésorier de Toffice du Musée de Bordeaux.

A Af"* Laguerre, artiste de V Opéra,

Vous chantez comme une Sjrène, Vouz buvez autant que Silène,

Et vous aimez mieux que Cjpris ; Des plaisirs vous êtes la reine :

Partout vous remportez le prix.

A la table et sur la scène.

Madrigal composé lorsqu'elle jouait étant ivre dans Iphygénie en Tauride, le ... Janvier 1781.

Vers sur les disputes musicales des partisans de Rameau^ Gluck et Piccinni.

Oui, par malheur, voilà comme De ce trio qu'on renomme.

On veut nous prouver qu*en somme Un seul membre a de bons droits.

Venire bled) Cela m'assomme; Partageons plutôt la pomme ; Pourquoi ne voir qu*un grand homme.

A M}^^Le Vasswr {Rosalie), artiste de r Académie royale de Musique.

toi I de la Scène Lyrique

Et le soutien et Tornement ; Toi, dont la voix, par son accent magique.

Prête si bien au sentiment

Ce charme qui se communique ; Toi, dont Fart de tout peindre et le goût enchanteur,

Dans la seule bonté du coeur.

Trouvent leurs forces naturelles ; Fille de l'amitié, ôélèbre le Vasseur,

Pour cueillir les palmes nouvelles.

Tu viens donc de quitter la Ville pour la Cour f...

Tout soupire après ton retour.

A M^^^ Adeline, artiste de la Comédie-Italienne en 1778.

Qui parle d'tin souris malin.

De petits pieds, de taille une,

D*un air doux, quoiqu'un peu mutin,

Celui-là parle d'Adeline.

En scène, en ville, ah qu'elle est bien I

Il faut raimer« ou n'aimer rien.

J'ignore encore si tendre ou non, Elle sent bien ce qu'elle inspire ; Je lui connois un œil fripon ; Qtiànt au cosur, jd ne sais qu^ëti dit*e ; Mais, tendre ou non, je saiâ fort bien Qu'il faut l'aimer, ou n'aimer rien.

A JkP^ Marie Guimard^ danseuse française du siècle dernier,

Quifftard ert tout h'est qu'artifidè Et par dedans et par dehors ; Otéii^ui le fat*d et lé vicet Elle h'à pias âûie ni cortM.

Je vais vous tracer son esquisse Et vous la peindrai dans son beau.

Elle a la taille de fuseau, Les os plus pointus qu*un squelette, Le teint de couleur de noisette, Et Toeil percé comme un pourceau.

Sa peau n*est qu'un sec parchemin Plus raboteux que du chagrin.

Jambe taillée en échalas, Le genou gros sans être gras ; Tout son corps n'est qu'une salière.

A Grétry.

Quels sons mélodieux sur nos rivages,

Des oiseaux d'alentour suspendra les ramages.

Et remplissant au loin les airs?

Qui peut, comme Apollon, toucher ainsi la lyre?

Quel mortel !... c'est un Dieu, c'est un Dieu qui Tinspire,

Du Dieu qui dicte nos concerts.

Par un citoyen de Liège,

Avec raison à Grétry Vous accordez la couronne ; Mais à présent je soupçonne D'où vient votre amour pour lui.

Le public, qui Tencourage, Sait lui rendre un juste hommage ; Mais votre muse, je gage.

Lui doit plus d'une leçon :

On voit bien, sur ma parole.

Que vous suivez son école ; Car vous jouez bien le rôle De VAmi de la maison.

Extrait de la pièce : M"' Favart, de Moreau et Dumolard.

Autre ;

Autre :

De la nature, enfant gâté.

Des plus beaux dons elle t'a fait largesses ; Orétry, tu sais répandre la richesse

Dans le sein de la pauvreté.

Au sujet de la pièce : L'Embarras des richesses, opéra joué en 1782.

Sur Vimmortel Grétry,

Orétry sait arranger les mots comme les sons; Composer un discours comme une symphonie,.

Et par rheureux emploi de ces précieux dons Hausser doublement son illustre patrie.

De cet autre Arion, do ce nouvel Orphée,

Liège fut le berceau

Nap}es fut le lycée, Paris est le théâtre et sera son tombeau.

Impromptu sur un faux bruit de la mort de Grétry.

Arrivé près des sombres bords,

Déjà Grétry touchoit à la barque fatale;

Quand soudain la troupe infernale

Accourt au bruit de ses accords.

Mais Caron s écria, dans sa fureur brutale :

Que viens tu faire chez les morts?

Rival d'Orphée, il devroit te suffire

De soumettre la terre à tes enchantemens ;

Retire-toi ; s'ils entendoient ta lyre.

Ces malheureux oublieroient leurs tourmens.

Ausustin-Benoit Régnier.

Page 1