‹ Des grâces d'oraisonChapitre 19 sur 199 · Elle agit sur le corps, et réciproquement · texte numérisé non relu

Elle agit sur le corps, et réciproquement

10. Elle gêne plus ou moins la production de certains actes intérieurs; c'est ce qu'on appelle la ligature.

Après avoir étudié (vii-xiv) ces caractères généraux de l'union mystique, l'auteur passe à l'étude détaillée de chaque degré d'union mystique (quiétude, union pleine, extase, mariage spirituel). Nous n'avons pas à le suivre dans ce détail (xv-xix). U faut le lire. Mais je dois signaler le chapitre xv, consacré aux deux nuits de saint Jean de la Croix. C'est un des plus originaux du livre et des plus personnels. Si l'interprète a vu juste, nous avons là une clef précieuse pour entrer dans la pensée du grand mystique. Saint Jean de la Croix, dans la Montée du Carmel et dans la Nuit obscure, envisage les états mystiques (et môme la période préparatoire) sous leur aspect négatif ou privatif, sous forme de nuits : nuit du sens, nuit de l'esprit. Qu'entend-il au juste par ces deux nuits? Deux états successifs d'oraison, deux degrés de contemplation de Dieu.

(1) Les my.stiques vont plus loin et parlent à ce propos de vertus infuses, non au sens théologique du mot ^auquel sens toutes les v<'rtus surnaturelles sont infuses), mais au sens expérimental : ils sentent, en quelque sorte, l'humilité, la douceur, la charité, se répandre en eux, envahir leur àme, s'y enraciner, etc.

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