‹ Des grâces d'oraisonChapitre 88 sur 199 · Le R. P. Mathieu Roussel, dominicain · texte numérisé non relu

Le R. P. Mathieu Roussel, dominicain

« La connaissance expérimentale de l'habilalion e\. présence de Dieu en nous est le fondement, la raison d'être de ce qu'on appelle la vie mystique. C'est une grâce incomparable. Elle est aussi une grâce peu commune, même parmi ceux qui s'occupent de spiritualité; un grand nombre l'ignorent... Et si un jour son existence leur est révélée, non moins surpris que Jacob revenant de son sommeil, ils pourront comme lui s'écrier : Vraiment le Seigneur est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas » (La Doctrine spirituelle, t. II, 1. 1, ch. xv, édition de 1902).

41 bis. — Le R. P. Roure S. J. :

M On connaît la doctrine catholique : dans l'union mystique, qui est une appréhension directe de Dieu, Dieu agit immédiatement sur l'âme pour se communiquer à elle, et c'est Dieu, non une image de Dieu, non l'illusion de Dieu, que l'âme perçoit et atteint » (Revue Les Études du S août 1908, p. 371).

§ 3. — Textes dècriTant nn état qui est, to«t au moins, inférieur

k Textase.

4«. — Le P. Balthasar Alvarez (cité par le vénérable Louis du Pont) : « Etant entré en l'oraison, j'ai senti la présence du Seigneur qui était là d'une manière qu'il n'était ni vu, ni imaginé. Néanmoins je le sentais avec plus de

certitude et de clarté que ce que Ton voit ou que l'on imagine... Cela donne une paix et un contentement si grands qu'il semble que le Seigneur introduise l'âme dans son royaume... Il semble, d'un côté, qu'elle ne connaît rien; et d'ailleurs elle est si attentive qu'elle ne peut s'appliquer à autre chose » (Vu, ch. xv).

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