‹ Des GrenouilletesChapitre 36 sur 39 · GRENOUILLETTE SÉREUSE · texte numérisé non relu

GRENOUILLETTE SÉREUSE

La grenouillette aiguë, subite de la bourse de Fleischmann, telle que la

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décrit Tillaux, serait traitée par la ponction immédiate, si elle menaçait le malade de sutlocation, et en attendant que le diagnostic de son origine ait indiqué un mode de traitement rationnel.

À l’état chronique, cette tumeur serait traitée comme une grenouillette sublinguale ordinaire.

Quant aux grenouillettes congénitales, on peut en admettre deux espèces:

les unes uniloculaires et analogues à celles de l'adulte, les autres multiloculaires et qui ne sont autre chose qu’une extension à la base de la langue des kystes congénitaux du cou. Or les premières ne nécessitent souvent aucune opération à cause de leur petitesse, et, tant qu’elles n’entravent pas la nutrition de l’enfant, il est prudent de n’y pas toucher. En dehors de ces cas, comme l’a indiqué Giraldès, l’excision est le meilleur moyen de traitement. Foucher faillit perdre d’asphyxie un jeune enfant, pour avoir pratiqué une injection iodée dans la cavité d’une grenouillette.

Quant aux kystes congénitaux multiloculaires, il est prudent de se borner à des ponctions répétées sur les différents points de la tumeur.

GRENOUILLETTE DERMOÏDE.

Tous les auteurs sont d'accord pour admettre que les kystes dermoides doivent être traités par l’extirpation. Ces kystes s’inoculent sans la moindre difficulté, ils ne sont adhérents que par un point, et le siège de

cette adhérence est constamment au niveau des apophyses géni (Verneuil).

Certains chirurgiens, Denonvilliers, Th. Anger, ont éprouvé des difficultés d’extirpation. Ces difficultés doivent être attribuées aux traitements divers essayés antérieurement, et particulièrement aux modifications, aux adhérences que les caustiques ont fait subir à la poche.

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