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langue et y produit une tumeur. Pour lui, l'accumulation de la salive se fait dans les conduits qui viennent s’ouvrir sous la langue par le canal principal décrit par Wharton.
Gette maniere de voir fut adoptée par la plupart des auteurs et forma la doctrine de l’Académie de Chirurgie, qui admt ainsi, pour la grenouillette, une pathogénie et une anatomie pathologique uniques.
Mais on s’aperçut bientôt que la théorie ne pouvait rendre compte de
tous les faits. C’est le début de la troisième période, que j’appellerai période d’éclectisme.
Breschet, en 1828, déclare qu’on ne peut rien affirmer sur le siège de la ranule. |
Dupuytren (Leçons cliniques, 1833) expose plusieurs opinions différentes. |
Malgaigne surtout s'élève avec rigueur, en 1838, contre l'hypothèse exclusive de l’Académie de Chirurgie.
En 1841, Fleischmann annonce l’existence constante d’une bourse muqueuse sous la langue, et y place naturellement le siège de la grenouillette.
En 1858, Tillaux étudia minutieusement les glandes sublinguales et démontra l’existence d’un nombre plus considérable de conduits que ceux que l’on connaissait jusque-là. Il en fit l’application à la question que j'étudie.
À mesure que nous approchons de la période actuelle, les travaux se multiplient.
Il est impossible, dans ce courtexposé, de faire connaitre toutes les doctrines, toutes les controverses, toutes les discussions auxquelles la grenouillette a donné lieu.
Je compléterai ces notions à mesure que j'étudierai les formes spéciales des ranules.
Quelques mots peuvent résumer cet historique.
Les auteurs anciens se contentent d’hypothèses, faute de connaissances anatomiques. Puis chaque découverte nouvelle entraîne des théories trop
0e x ) V7 , exclusives. Enfin arrive une période de contrôle où l’on démontre qu on avait eu le tort de vouloir trop généraliser.