OBSERVATION XVII
(Due à l’obligeance de M. le Dr A. Porossox)
Juliette L..., âgée de 27 ans, couturière, est entrée le 19 mars 1902, à la salle de clinique. Cette femme n’est pas mariée, na jamais eu de grossesse, pas de fausse couche, ni aucune maladie antérieure importante.
Réglée à 14 ans, toujours régulièrement, même ces derniers temps, jamais d'anomalies, de retard ni de prolongation des règles, quelques pertes blanches peu importantes.
La malade à commencé en mai 1901, c’est-à-dire depuis un an, à ressentir des douleurs siégeant dans le bas ventre, du côté droit, dans les reinset parfois un peu dans la cuisse droite. Ces douleurs survenaient surtout à l’occasion de la marche ou du travail; elles ont débuté d’une façon progressive au mois de
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Mai 1901. En juillet 19071, elles ont été très violentes pendant trois jours, puis se sont atténuées. Depuis le mois de février 1902, elles sont de nouveau devenues plus fortes; la malade a dû cesser son travail et garder le repos.
Jamais de troubles de la miction, constipation habituelle avec selles parfois douloureuses.
À l'examen, on constate un utérus en rétroversion très prononcée. Le corps utérin est appréciable surtout par le toucher rectal; le col, qui est dirigé en avant, se trouve situé assez haut derrière la symphyse. Par le palper bi-manuel, on sent, à droite et en avant de l'utérus, une masse dure, du volume d’un gros œuf de poule, douloureuse au toucher, peu mobilisable. Cette masse semble adhérer à la face latérale droite et antérieure de l’utérus qui est refoulé par elle en arrière et un peu à gauche.
Le toucher rectal confirme, en les complétant, les renseignements que nous venons de donner. On constate que la tuméfaction latéro-utérine présente quelques irrégularités soit dans sa forme, soit dans sa consistance.
Etat général assez bon. Pas de fièvre.
M. le D' Pollosson pense à une annexite chronique et considère comme probable qu’il s’agit d’une salpingite tuberculeuse.
La malade est opérée le 9 avril 1902. Laparatomie médiane. On tombe sur un kyste hématique de l’ovaire droit du volume d’une mandarine, kyste qui se rompt pendant les manœuvres d'extraction. On enlève la trompe et l’ovaire du côté droit. Au niveau de la corne utérine droite, on constate la présence d’un petit fibrome de la grosseur d’une noisette : on en fait l’ablation. Ligature des pédicules à la soie. On laisse un drainage à la Mickulitz. On ne touche pas aux annexes gauches qui sont saines.
Les suites opératoires ont été simples et la malade sort guérie le 9 mai 1902.
La pièce a été examiné par M. le D" Jamain. On constate, en dessous de la trompe dont les parois sont un peu hyper-