OBSERVATION II
Hémorrhagie laryngée au cours d’une variole hémorrhagique (Boyros) (L. Turck, Kehtkopfkrankheiten, 1866).
Boyros rapporte qu'au cours d’une variole hémorrhagique observée chez un individu de 29 ans, il a observé un œdème laryngé (Larynxodem). Le doigt put atteindre les replis aryténoépiglottiques et diagnostiquer un œædème du larynx. A l'autopsie on reconnut que ce n'était pas de la sérosité mais du sang qui infiltrait ces replis (Die necroscopie zeigte, dass die aryepiglottischen Falten nicht von serum, sondern von in sie ergosanem reinem Blute aufgetrieben Waren).
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OBSERVATION IIT
Hémorrhagie laryngée consécutive à une intoxication mercurielle
(même ouvrage que ci-dessus).
Pfeuffer observa le cas suivant chez un homme de 43 ans qui pratiquait des frictions mercurielles, eut une stomatite.
Un soir vers 6 heures, il ressentit un refroidissement, puis de la toux, et vers 7 heures les phénomènes du croup. La dyspnée s’accrut de plus en plus, la cyanose survint, à 11 heures il suffoqua.
À l'autopsie, on trouva dans le ventricule droit un épanchement sanglant sous-muqueux de la grandeur d’un pouce carré. Le sang était coagulé et la muqueuse tuméfiée. Pfeuffer attribue cette hémorrhagie à l’altération du sang consécutive à l’ingestion de mercure et au calarrhe aigu laryngé.
(Pfeuffèr leitet diese Hamorrhag theils von der durch das Queiksilfer hervoargebrachten Blut alteration, theils von dem acutem Kehlkropf catarrk ab.
OBSERvATION IV
Hémorrhagie laryngée chez un anémique.
(Beilrag zur Laryngitis hœmorrhagica, par A. Bloch (Wien med., Presse 33).
Le petit malade a eu en 1882 la scarlatine, en 1884 des épistaxis répétées. |
Depuis cette époque il reste anémique et la rate a été tumébilée,
PNESrer
Au mois de janvier 1885, raucité de la voix, dyspnée et toux. Après 13 jours de malaise, entrée à l'hôpital. On constate l'anémie, la tuméfaction du foie, l’hypertrophie de la rate qui dépasse de deux travers de doigt la ligne blanche. Globules blancs non multipliés. Dans les antécédents, pas d'impaludisme, pas de syphilis.
Pharyngite et rhinite. La muqueuse du larynx est rouge, les cordes vocales supérieures et inférieures offrent sur presque toute Jeur étendue des suffusions sanguines.
Une sorte de fausse membrane existe au niveau des carlilages aryténoïdes. Les phénomènes inflammatoires disparaissent rapi-
dement, mais l'infiltration sanguine persiste plusieurs semaines.