‹ Des Hémorragies du LarynxChapitre 6 sur 29 · ANATOMIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE

La circulation dans le larynx est très active pour pouvoir subvenir aux besoins d’un système lymphatique très complexe étudié à fonds par le D' Coyne (Paris, 1874). Nous empruntons à M. le professeur Sappey la description des vaisseaux :

« Le sang est apporté au larynx par trois artères de chaque côté. L’artère laryngée supérieure et l'artère laryngée inférieure viennent de la thyroïdienne supérieure, l'artère laryngée postérieure vient de la thyroïdienne inférieure.

L’artère laryngée supérieure traverse la membrane thyro-hyoïdienne et se termine au niveau du muscle crico-aryténoïdien latéral.

Dans ce trajet elle fournit : 1° Une branche ascendante qui longe l’épiglotte pour se ramifier dans toute sa moitié supérieure, ainsi que dans les trois replis situés à sa parlie antérieure ; 2° Des branches descendantes destinées aux replis aryténo-épiglottiques aux ventricules, aux muscles thyro-aryténoïdien et crico-aryténoïdien latéral et à la muqueuse du vestibule de la glotte.

L’artère laryngée inférieure ou crico-thyroïdienne très petite, passe sur le muscle crico-thyroïdien auquel elle fournit plusieurs rameaux, puis au-devant du ligament

crico-thyroïdien moyen, où elle s'anastomose avec celle du côté opposé et traverse ce ligament pour se répandre dans les cordes vocales inférieures et la muqueuse cricoïdienne.

L’artère laryngée postérieure tient le milieu pour le volume entre les deux laryngées antérieures.

Elle chemine de bas en haut et de dehors en dedans sous la muqueuse qui revêt la face postérieure du larynx et donne chemin faisant des divisions, soit à cette membrane, soit au muscle crico-aryténoïdien postérieur, soit au muscle aryténoïdien.

Les veines suivent le trajet des artères correspondantes.

La veine laryngée supérieure, plus volumineuse que les deux autres, est souvent double.

La veine crico-thyroïdienne bien que petite offre cependant un volume plus considérable que celui de l’arière correspondante.

Le plus grand des trous que présente le ligament cricothyroïdien moyen lui est destiné.

« L'une et l’autre se terminent dans la jugulaire interne. »

Tous ces vaisseaux peuvent être le point de départ d'une hémorrhagie qui se produira, soit dans les muscles, soit dans la muqueuse, soit dans le tissu connectif sous muqueux,

Le sang se fait jour au dehors quand la muqueuse est déchirée, il est rejeté à la suite d'un effort de toux. liquide ou sous forme de caillots, après avoir été retenu quelque temps dans les ventricules de la glotte. Le plus

SE NET souvent la muqueuse reste intacte el le sang se collectiunne sous celte muqueuse, principalement aux points où elle adhère le moins à la membrane fibreuse sousjacente.

La disposition de cette muqueuse est donc intéressante à connaître dans ses rapports avec la membrane fibreuse sous-jacente. Son étude nous permettra de déterminer quels sont les points où le sang tendra le plus souvent à s'accumuler, et de préjuger les accidents qui en résulteront dans le canal aérien ou dans l'organe de la phonalion.

Nous empruntons à Krisbaber (Dict. Dechambre), la description de cette membrane.

« La muqueuse appliquée sur la membrane fibreuse élastique du larynx lui est unie d’une manière intime dans la plupart des parties de l'organe. Au point où lépigiotte se relie à la langue par les ligaments glosso-épiglottiques, la muqueuse forme de légers replis (glossoépiglottiques) qui vont se perdre sur les côtés du phal'YDX.

En ces points, de même que sur la face antérieure de l'épiglolte, la membrane muqueuse est peu adhérente aux {issus sous-Jacenis.

A la face postérieure de l’épiglotte, au contraire, c’estàa-dire du côté de la cavité laryngienne, la muqueuse adhère davantage au fibro-cartilage.

Dans le vestibule sus-glottique sur les côtés, au niveau des replis aryténo-épiglottiques, la membrane muqueuse adhère intimement à la membrane fibreuse, mais cette

adhérence n’a lieu que dans l’intérieur du larynx, sur la

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