‹ Des hémorragies secondaires: par blessures de guerre et de leur traitementChapitre 25 sur 40 · DEN · texte numérisé non relu

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« L’artère est, au-dessus de la zone contuse, bien régulière, large, gris rosé clair, normale en un mot ; au-dessous de la zone atteinte, elle est un peu plus rouge, un peu moins volumineuse mais de calibre régulier. -

« Dans la zone contuse proprement dite, elle est rouge sombre, presque noirâtre par endroits, les battements sont beaucoup plus faibles qu'au-dessus.

« La consistance est ici mollasse, presque flasque ; ailleurs elle est dure. Il est hors de doute que cette artère est profondément contuse et qu’il serait très dangereux de l’abandonner ainsi dans un foyer fortement infecté. Un seul parti à prendre : la résection de la portion contuse avec ligature des deux bouts sectionnés.

« La consistance dure par endroits de la zone contuse me fait penser que cette zone contient des caillots, et pour éviter une embolie toujours possible, je pose rapidement deux pinces : une au-dessous (la première placée), une audessus ; je résèque entre les deux à l'endroit où passe le coup de ciseau supérieur, je vois qu’il sort de l'artère (des deux bouts donnés par la section)un caillotsanguin allongé,

moulé exactement sur l'artère.

« Ligature’au catgut. Pour plus de sûreté, la ligature étant

106072 « certainement septique, tant soit peu, je suture la gaine

« artérielle par dessus elle. »

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