OBSERVATION XXII
(Service de M. Caraven)
B... A.,blessé Le 25 septembre 1914 entre dans notre hôpital le 28 octobre. Il s’est produit cinq hémorragies depuis la blessure : la dernière qui était la plus importante a eu lieu le 23 octobre. | L
Il s'agit d’une blessure de jambe par balle de fusil, en traitement. Ni l'artère tibiale postérieure, ni l'artère pédieuse ne battent. D'après le blessé la première hémorragie s'est: faite quelques jours après la blessure. Puis on a fait plusieurs incisions et passé un drain.
Il est difficile d'établir exactement la part qui revient à chacun des deux agents vulnérants, mais il n’est pas possible d’être frappé par les faits suivants :
1° Passage d’un drain {(quele blessé porte encore) en tra-
vers du mollet : ce drain va de la ligne de ligature péronière à celle de la tibiale postérieure ;
2° Hémorragies secondaires vives par l'incision interne une fois l'intervention faite ;
3 Absence totale du pouls à la pédieuse et à la tibiale postérieure à
Le blessé a guéri.
7° Sections artérielles opératoires.— Hémostase insuffisante. —Suppuration. — Hémorra-:
giesecondaire. -— Nous citerons au chapitre dutraitement une de nos deux observations qui s’y rapportent. L'une (n° XXX, p.ro1) est une hémorragie secondaire au niveau d’une arthrotomie du genou où l’hémostase a du être insuffisante ; l’autre est une hémorragie secondaire au niveau de la fesse et là encore on ne s'explique guère l’accident que par manque d’hémostase solide (?)
8& Lésions artérielles profondes et infection plus ou moins grave. — On n’a pas pu voir les lésions parce que la région ne S'y prêtait pas... et que le malade a guéri soit par tamponnement, soit par ligature à distance,soit par drainage du pus, soit {out seul ou avec l’aide de sérum,
9° Artérite infectieuse au niveau d’un moignon de désarticulation de là hanche. — Hémorragie secondaire — M. Caraven en a observé un cas au bout d’un mois.