CE QU'IL FAUT FAIRE
L'examen clinique forcément rapide doit être complet. On voit toujours une hémorragie ; ce qu’on ne voit pas : c’est la lésion vasculaire qui en sera la cause. C’est cette dernière qu'il s’agit de dépister (nous avons vu comment) pour mettre le blessé à l’abri de tout danger.
Si cette lésion est certaine, il faut opérer.
Si cette lésion est seulement probable, il faut encore intervenir (exploration) ou être prêt à intervenir, suivant les conditions d’évacuations,de milieu, dans lesquelles on se trouve.
S'il y a hémorragie : il faut poser un garrot à la racine du membre quand le point qui saigne siège plus bas. Dans les autres régions on fait soit de la compression sur l'artère principale, soit un tamponnement serré de la plaie. Mais ce ne sont là que des moyens d’attente. Il faut intervenir dans le plus bref délai soit pour éviter les complications vasculaires et nerveuses dues au lien qu’on a posé, soit pour éviter l’hémorragie qui peut ne pas être sufli-
samment jugulée par un tamponnement même bien
fait.
On remontera rapidement l'état général de ce blessé qui vient de saigner (injections, chaleur), et on ira, sous anesthésie, à la recherche du vaisseaü qui donne. Si on le trouve : ligature au-dessus, ligature au-dessous de la plaie vasculaire et résection de la partie intermédiaire, drainage de la plaie.
Mais si l’on ne trouve pas la lésion, si le sang sourd de partout, il est fort probable qu’on est en en face d’une hémorragie infectieuse. I faut tamponner et lutter contre l'infection.
On ne tentera les ligatüres à distance que quand les tamponnements successifs n’auront rien donné ou quand on ne pourra aller à la recherche d’un vaisseau profond ; c’est aller à tâtons, mais nous avons eu quelques résultats heureux.
Enfin on demandera les secours de la médecine pour essayer de modifier le sang et lui rendre les propriétés qu'il a perdues.
Mais ce sur quoi il est difficile d’agir, c’est sur les lésions des organes tels que le foie et les reins qui sont parfois {ouchés à mort.
Nous pouvons donc prévenir et guérir les hémorragies secondaires, et si l’on n'arrive pas toujours à lutter contre les hémorragies d’origine infectieuse, on peut tout au moins, par le débridement précoce, par l’antisepsie, mettre obstacle au développement microbien et permettre ainsi à l'organisme de se défendre.
La
Comme on l’a vu au cours de ce travail, la chirurgte est loin d’être impuissante : elle peut empêcher le sang de couler... souhaitons qu’un jour vienne où la sociologie trouvera enfin le vrai remède en supprimant la cause. ,
Vu: le Président de la thèse :