Partie postérieure de la sub
Ramollissement au-dessous de la
stance grise : fin de région dorsale,
10e dorsale. 20 cent. Point isolé de
toute la lombaire, 11 cent.
ramollissement au niveau de 4e dorsale.
ilBourneville,
lre cervicale à 7e; corne antérieure
Altération inflammatoire (voir
gauche de substance grise, se pro-
obs.) des cordons postérieurs même!
longe dans le cordon antéro- latéral.
à distance du foyer.
jlûuguet, 1872.
Infiltrat, sanguine de subst. grise
Toute la substance blanche cor-
et face antérieure (région dorsale .
respondante.
3° Foyers 'pigmentaires .
IHayem, 1869.
Région dorso-lombaire, petits foyers disséminés sous forme de piqueté.
Pas de ramollissement.
IKoster, 1870.
Pigment sanguin disséminé.
Moelle atrophiée dans son tiers inférieur. Substance grise ramollie jusqu’au niveau de la région cervicale.
preuve de myélite parenchymateuse au début et qu’il rapproche de celle décrite récemment par W. Müller dans un cas de ramollissement, suite de traumatisme. W. Müller a constaté également des cylindres d’axe tuméfiés et variqueux loin du foyer contus, résultat qui établit la possibilité de myélites secondaires parenchymateuses et qui nous servira à comprendre une des observations que nous publierons plus loin.
D’ailleurs, pour compléter cette description rapide, nous croyons utile de rapporter ici l’observation de M. Bourneville avec l’examen microscopique de M. Charcot (1).
OBS. LXVII. — Bourneville (Gaz. méd., p. 451, 1871). — Hémorrhagie
de la moelle épinière.
Grandi (Françoise) 58 ans, est entrée le 10 octobre 1870 à l’hôpital de la Pitié, service de M. Marotte. Elle serait malade depuis cinq jours- Le 6 octobre elle s’est éveillée avec une douleur siégeant à la nuque et dans le côté du cou. Le muscle sterno-mastoïdien droit était contracturé ; la face était déviée vers l’épaule droite, mais il n’y avait pas de rotation des yeux. Parole libre, pas de paralysie faciale ; les plis du front, des paupières, les sillons nasolabiaux ne présentent .pas de différence.
Bras gauche paralysé ; soulevé, il retombe inerte. Toutefois la paralysie n’est pas absolue, car la malade parvient à fléchir les doigts La sensibilité de ce côté est obtuse. Membres inférieurs normaux.
G... assure ne pas avoir eu d’attaque apoplectique et ne pas être sujette à des étourdissements. Elle dit aussi avoir éprouvé, il y a deux ans, des accidents tout à fait semblables à ceux dont nous sommes témoins. Ils se seraient dissipés au bout de quelque temps et depuis lors elle n’aurait rien ressenti.
11 octobre. Même état. Huile de ricin 15 gr., huile de croton, 2 gouttes.
12 octobre. Langue un peu plus humide ; soif modérée, déglutition facile ; selles abondantes. Il semble qu’il existe à gauche des vertèbres du cou, surtout vers la partie moyenne de la région, un
fl) Sur la tuméfaction des cellules nerveuses motrices et des cylindres d axe des tubes nerveux dans certains cas de myélite ( Arch . de phys., janvier-février 1872).
empâtement des parties molles. Pression difficilement supportée à gauche des apophyses épineuses des quatrième et cinquième vertèbres cervicales. Toutefois, c’est encore la nuque qui est le siège des ulus vives souffrances.
13 octobre. Tête portée adroite et en arrière ; la malade retire sa jambe gauche du lit, l’allonge, la fléchit et la met en place. Cependant elle paraît un peu moins forte que la droite. Sensibilité conservée; incertitude dans les idées sans embarras de la parole. Langue très-sèche, brunâtre ; pas de dysphagie ; selles et urine involontaires. Pas d’eschare.
Soir. Vers quatre heures, voyantqu’on n’était pas venu lavoir du dehors, elle est prise d’un accès d’étouffement; lèvres pâles, face et doigts bleuâtres, violacés; grande oppression. On la fait asseoir, mais avec difficulté, parce que le corps et particulièrement le tronc sont roides et qu’elle ne s’aide pas. La dyspnée est allée en augmentant; la respiration est devenue déplus en plus rare et G... est morte à cinq heures.
Autopsie (Examen fait par M. Charcot). Des sections transversales delà moelle épinière, après macération de quelques jours seulement dans l’acide chromique dilué, font reconnaître dans la moitié latérale gauche de la région cervicale un foyer sanguin de forme ovalaire, mesurant dans les points où il est le plus large -4 millimètres (diam. ant. post.) sur 3 millimètres (d. transv.) et qui s’étend en hauteur depuis le niveau de la première paire cervicale environ jusqu’au niveau delà septième. Ce foyer occupe la moitié interne et postérieure de la corne antérieure gauche de la substance grise. Il se prolonge en avant dans l’épaisseur du cordon antéro-latéral du même côté, suivant la direction du trajet intraspinal des racines antérieures.
L’épanchement sanguin est en partie seulement de date récente. Sur certains points du foyer, il remonte évidemment à une époque déjà éloignée, car on trouve çà et là des granulations pigmentaires et des masses arrondies, offrant l’apparence d’une cellule, et renfermant des agrégats de globules sanguins. On rencontre en outre, soit dans le foyer lui-même, soit dans l’épaisseur des parties qui entourent les parois: 10 des vaisseaux capillaires présentant de distance en distance des dilatations moniliformes, et dont les parois chargées de noyaux très-nombreux offrent çà et là des amas de granulations graisseuses; 2° des cylindres d’axe dépouillés de myéline et beaucoup plus volumineux qu’à l’état normal; 3° de nombreux myélocytes, les uns libres, les autres enveloppés dans une petite masse de protoplasma, 4° enfin des débris du réticulum conjonctif dont les mailles, d’apparence fibroïde, sont notablement épaissies.
Après durcissement complet de la moelle, l’examen des coupes transversales permet de constater en outre ce qui suit: sur des points