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formes aiguë et subaiguë, qui tuent les malades en quelques jours ou en quelques semaines, surviennent plus brusquement que les lésions chroniques.
Les mêmes considérations sont applicables à la marche des troubles moteurs et sensitifs. Lorsqu'ils restent limités à une partie du corps, le pronostic est moins grave.
Cependant, même dans les cas qui paraissent, au début, se rapporter à une myélite partielle, la possibilité de voir tout à couf» la lésion devenir ascendante et progressive, rend le pronostic encore extrêmement grave, et le fait de M. Boumeville en est une preuve importante (i).
La variété particulière à laquelle on a donné, au point de vue de la marche, le nom de myélite descen^dante est la plus grave de toutes. £lle atteint, de suite, les membres supérieurs et ne tarde pas à pro* duire des paralysies généralisées qui, s'étendant aux centres respiratoires, amènent une terminaison brusque et toujours une asphyxie rapide.
Le traitement doit être énergique dès le début. Il ressemble d'ailleurs à celui que nous avons exposé en quelques mots à propos des hémorrhagies méningées, •
Plus tard, après la cessation des phénomènes d'excitation, et si le malade survit, on se conformera aux préceptes donnés par M. Brown-Séquard, pour le traitement du ramollissement de la moelle épinière (2) .
Cet auteur recommande l'usage de l'iodure de potassium, et lorsque l'on soupçonne une complication hémorrhagique, la dose habituelle de 50 centigram'mes
(1) 0be. JLXVII.
(2) Brown-Séquard, hc p. iOS.
par jour, devra être portée à 75 centigrammes en trois prises.
L'usage de la strychnine doit être écarté dans tous les cas. Malheureusement les faits que nous venons de relater et ceux qui suivent prouvent trop claire*
ment combien on devra peu compter sur l'efficacité du traitement.