‹ Des hémorrhagies intrarachidiennes thèse présentée au concours pour l'agrégation section de médecine et de médecine légale, et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 26 avril 1872Chapitre 22 sur 26 · IT · texte numérisé non relu

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La contraclilité musculaire explorée ao mojea d'im MmMit d'in* dactioa assez fort est à peu près noUe aux membres sapérieurs mAme

aux avant-bras. Elle ne paraît pas plus prononoée aux membres inférieurs. — Yu l'élal relativement satisfaisant des muscles de ces deux dernières régions, ce résultat nous surprit et nous nous proposions de renouveler nos recherches de ce côté lortique le malade mourut subitement le Icndemaia comme on le vena plus lard.

Les fi»Deti<ras digeslives étaient laoguisantes ; il y avait de l*ano» rexîeetun peu de constipation.

Les organes de la respiration, et de la circulation ne présentaient rien d'anormal. — Il n'y avait et il n'y avait jamais eu de lièvre.

Comme nous examinions ce malade pour la première fois le 6 septemlMre an matin, il fut, au moment oh nous le fimes asseoir sur son Ut pour raosenlter, pris d'an sentiment deoonstrieUon au gosier, d'élooflèmentavec menaces de syncope ipii nous obligèrent à al»andooner dm investigation?;.

Au reste le malade peu intelligent, ennuyé de notre examen, honteux des aveux auxquels nous l'avions amené, ne nous renseignait que do trèt-maoTaisa grftee.

Le loidemain, ce sentiment de constriction à la gorge revint spontanément.

Il devint vile si violent qne le malade éprouvant le besoin de rechercher l'air qui lui faisait défaut, ne put plus rester couché et voulut se promener malgré sa faiblesse. Il n'y parvint qu'en se faisant soutenir An bout de deux 0)i trois heures, la constriction ^'accroissant toujours, il se recoucha et mourut aussitôt.

Telle était la puissance de la déplorable habitude qu'il avait contractée, que ee malheureux malade ne pouvant plus porter ses aliments à sa bouche, n'en avait pas moins continué k se masturber •

dans son lit, presquecommc par le passé, et q ue (juelqucs heures à peine avant sa mort, nous avons pu voir ses draps souillés du .ses pollutions.

L'autopsie fut faite 28 heures après la mort.

Aucun des viscères thoraciques ou abdominaux soigneusement examinés n'a'préaenté de lésion apprédable.

Le larynx et les bronches en particulier étaient parbilement normaux.

Le tissu du cœur était très<p&le, ainsi quo les muscles pectoraux.

Au contraire, les muscles de la nuqne, du dos et des gouttières vertébrales étaient très- fortement gorgés d'un sang très-noir.

1.,'urèthre. U'.iuhi en bas et en arrière montrait toute la portion péniennede son corps caverneux trés-anémiéc, le bulbe était au contraire très-eongesUonné.

L'ouverture du crâne donna issue à une quanlilé considérable d'un

sang trèB*D0tr. La pie-mère présentait aurai des Teines très-dilatesé pu m sang tonjours très-noir.

Le cerveau coupé méthodtqaement dans toute ses parties ne présente rien d'anormal.

Sur la face postérieure de la pie-mère raohirlienne, on constate de petites plaques disséminées assez irrégulièrement dans toute la longttenr de lamoeUe, dirigées sai?ant son axe et mesurant des à 4 milii* mètres de iongueur, un millimètre environ de largeur et quelques dixièmes de millimètre d'épaisseur. Le microscope, en constatant dans ces plaques la présence d'osléoplastes, a démontré leur nature osseuse.

La protubérance, le bulbe et 1 1 moelle f^nuf les lésions que nous venons d'indiquer) paraissaient extérieurement sains; seuls les deux côtés de la protubérance étaient on peu inégaux. On mit, avec les préeautions convenables, ees organes dans une solution d'acide chromique et un examen postérieur permit d'y constater les lésions suivantes :

Des conpes de la moelle, très-mnltipliées, séparées les unes des autres par un espace de 5 à 6 milimèlres, font découvrir vers l'extrémité inférieure du renflement cervical, à 10 centimètres au-dessous du bord inférieur delà protubér.mee^ un très-petit fojrer hèmorrliagiiiue occupant le centre de la substance grise de la moelle, s*étendant plus par* liculièrement à droite et dans la corne postérieure.

Ce foyer est irrégulier ; il mesure environ deux millimèires et demi transversalement, un millimètre d'avaut eu arrière, et3 à4 n;illimètres en hauteur. Presque toute la substance grise environnante présente une coloration rougefttre, rouUlée. Les cornes antérieure ét postérieure de la substances grise examinées à une petite distance du fojrer, sont déformées et ont perdu leur symétrie.

Au microscope on peut voir les dciix veines latérales vestiges de i'cpendyme énormément dilatées, gorgées de sang, et plongeant au milieu de l'hémorrhagie. (Blorat et Charpy).

Les cellules de la substance grise sont colorées à divers degrés par la substance colOTantc du sang. La substance blanche ne parait en rien altérée.

A trente buit centimètres au-J ?>ous du bord inférieur de la protubérance, et dans toute l'étendue de la moelle située au^-dessus de ce point, on constate dans la substance griw cette coloration rouiliée qui envnronne le foyer du renflement cerTical, nous n'avons rien pu découvrir ici d'analogue à ce que nous avons décrit tout à rbeure.

Enfin, sur quelques-unes des racbes postérieures qui concourent à former la queue de cheval, on trouve une nouvelle hémorrhagie assez bien limitée et mesurant dans sa plus grande dimension 5 à 6 miiimètres.

Toutes ces bémorrhagies n'ont en aucune façon l'apparence d'être récentes. îl est toutefois difficile de dire à quelle époque ellea ont été produites.

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Si elles se trouvaient dans le cerveau on pourrait foire remonter l'époque de leur apparition à un on dens mois environ.

OBS. LXXXVI. — Payen (Th5âo, Paris, 18226, n« 21, p. 10). — Hémato-

myélie aveo myélite.

Marie-Loiiis'i Michel, 12 ans, entre à l'hôijital le 29 mars 1825, se plaignant de[)uis quelques mois de donleur et d'engourdissement dans Tépaule et le cÔlé gauche du cou; mouvemeota faibles, péniblea du cou, qui était roide, un peu incliné à gauche. Âecroisscment du corps thyroïde : quelques symptômes d'irritation pastro inloslinale. Peu de jours ;i[)rès elle sortit, se sentant mieiu, conservaDt néanmoins de la douleur et deTeagourdissement du cou.

l** juin. Geadeux symptômes prennent tout à coup plus d'intensité 'dans tout le côté gauche; fourmillements, perte de connaissanoe; mouvements très-douloureux et presque nuls.

Le 2. Décubilus dorsal, face injectée, tournée h pauche, doulour .\ la tempe droite et sentiment de fourmillement dans tout le côté gauche, qui reste immobile et dans un état de résolution, moins marqué à la jambe, qu'elle remue encore; facultés intelleetuellea saines ; langue un peu blanche, un peu déviée ; la malade ne peut remuer la ^te sans crier; peau chaude, pouls développé; respiration un peu accélérée (sangsues, sinapismes).

Le 3. Résolution et insensibilité du côté gauche, ^excepté à la face. Urines involontaires. (Saignée et saugsues.)

Le 4. Engourdissement du bras droit ; dooteor an moindre monvement, à la plus légère pression.

Le 6. l^.npourdissement de la jambedroite, pen mobile; la résolutioii persiste à trau(;hf;, peu de fièvre.

Le 8. Douleur à la tempe droite; pouls mou, peu développé ; plaintes continuelles; intelligenee saine.

La malade meurt tout d'un coop à une heure*

Autopsie. Engorgement sanguin des sinus et des principaux vais* seaux de la surface cérébrale ; arachnoïde peu humide ; cerveau ferme, ventricules saîrs; pie-mère rachidienne un i>eu injectée. Au-dessous des émincnces pyramidales existe un ramollissement légèrement jaunâtre et difflnent de Tépaisseur de toute la moelle, de!*élendue d*«ii pouce et demi. Adroite, elle pareil un peu rosée ; vers le centre existe un petit caillot du volume d'un haricot et autour la moelle est un peu jaunfttre. L'apophyse odonloïde fait une saillie de trois à quatre lignes dans le canal, iî travers la dure-mère qu'elle a perforée; il n'existe plus de trace du ligament odonloïdieu ; la première vertèbre est trèsmobile , et parait un pen luxée en avant. Granulations jaunâtres au milieu du corps tbyrefde Iqrpertrophié.

OBS. LXXXVII. - Hutin (Recberclips ot observations pour servir à l'histoire anatomiqQe^ physiologique et pathologique de la moelle épinière. NoaT«lle Bibliothèque mMIoale 1888. — (Rfcsnmée.)

Homme de 70 ans.

Symptômes, Constitution forte, corps légèrement courbé en avant. Il ae aenrait habituellement d'un bftton pour prévenir lei ehatesen aTanl. Perle de force et d'agilité des membrei aupérienra. — Diniealté

delà pronoodation. — La veille de sa mort se promène encore, mange et boit comme de coutume; le lendemain h quatre heures du malin on le trouva mort dans son lil.

Lèsiom anatomiques. Petit épanchement sanguin, gros comme on pois, qui avait détroit la commissure grise, entre l'origine de la cinquième et sixième paire des nerfs cervicaux; au niveau de la quatrième paire dorsale, autre épanchement plus considérable, qui avait détruit en cet endroit presque toute la substance blanche et grise. Le caillot avait le volume d'une lorte noiselle, un peu allongé dans le sens de la loiigueurde la moelle; le voisinage de ces épanehements était an peu ramolli et inflitréde sang. Une injection eonsidérable œeiipalt la totalité du système racbidien.

Sinus cérébraux gorgés de sang, injection de la pic-mère. Cerveau ramolli à la parlie postérieure et externe de l'hémispiière gauche.

OBS. LXXXVIIL — Wébep(/ottm. hebd,, 1829, L IV, p. 20). - Hémorrhagie de la moelle épinière* — (Résumée.)

Gsr^n de onze ans, atteint de carie verlébrale.

Gène des mouvements du cou et de la tète, céphalalgie, paralysie du bras droit, marche facile, langue déviée à gauche, parole un peu embarrassée, intelligence intacte. Pouls fréquent, douleurs de lèto quand il remue. Le malade succombe quelques minutes après l'application de ventouses à la nuque.

LMoni oMtùmiques. Roldeur cadavérique perststanle. Saillie de l'apophyse épineuse troisième cervicale; axis porté en avant; carie de l'articulalio) occipilo-alloïdienne gauche, moindre à droite; ligaments détruits; sang autour de l'articulation. Vis-ii-vis l'alias, épanchement sanguin du volume d'un pois à l'intérieur de la moelle ; autour, ramollissement de la substance médullaire. Bulbe et moelle ayant leur forme ordinaire.

OBS. LXXXIX. - Nonat {Àrch. de méd., 1838).

Un homme de 34 ans présentait en octobre 183H les symptômes suivants", donlonr nii niveau delà partie inférieure du cou et en arrière dou'eur qui frajrne le tlos ; crampes dans les membres inférieurs avec cxiiluiation de la sensibilité et diminution des mouvements rolon- Uires. Plus tard il présente de Fatonie do rectum et de la vessie.

Quelques mois après paraplégie complète ; gonflement des extrémités inférieures, œdème -, deux eschares, l'une au niteaa daiacrom, TaotM

vers le grand trochaiilcr droit.

21 septembre 1836 : Il entr j à l'hôpital ; face altérée , intelligence intacte, oonstipatioD opiniâtre ; incoottoenee d'orine; battemeiite da eœar accélérés (108); douleurs au niveaa de la rés^ion dorsale; perte

complète de la sensibilité et de la myotilité dans les membres inférieurs ; infiltration de sérosité dans ces parties. Extrémités infârieures froides, peau pàle, pouls faible, peu développé.

2 Octobre. Respiration difficile, amaigrissement de la face.

5 octobre. Teox éteints^ trouble des idées, pupilles contractées; pas d'agitation; étal comateux, pouls insensible. Mort.

Autopsie — Dure-mère rachidienne soulevée par un liquide ; à la partie inférieure, au-dessous de l'arachnoïde, grande quantité de liquide séreux rosé, lojectioit des vaisseaux qui entouiect la moelle, surtout à la région cervicale y augmentation de volume de la moelle épinière à partir de la d* dorsale jusqu'à la 4* cervicale.

Plus haut moelle aplatie d'arrière en avant. Vers l'extrémité inférieure du renflement, la moelle était moins ramollie que dans les autres parties ; elle était parcourue par des vaisseaux dilatés et remplis d'une matière colorante noire, ou de saug altéré, qui paraissait avoir séjourné depuis quelque temps dans ces vaisseaux. Au oWeau de la 5* cervicale, au centre de ia moelle, cavité remplie d'une matière noire sanguinolente, mêlée intimement avec la substance médullaire ramollie. Au-dessous du renflement, à l'incision de la moelle, liquide transparent , séreux , qui occupait une es[>èce de canal creusé dans l'épaisseur de la moelle; canal allant jusqu'à la â« dorsale, muni d'une membrane fine, luisuile. - Moelle cervicale creusée d'un canal central rempli de sérosité limpide, oommuniqaant avec le 4** ventricule par le calamus scriptorius, et divisé par des cloisons médullaires, semblait creusé dans l'épaisseur du cordon latéral droit. Substance médullaire intacte autour de ce canal. — Les autres organes n'ont rien offert de spécial.

OBS.XC. — J.-W. Ogto (TVafiMMf. of tke Path, ofLondon, vol. IV,

Ce malade était ftgé de 49 ans — avait eu quelques douleurs présumées rhumatismales depuis un ou deux mois.

Tout à coup, difficulté dans l'émission des urines ; le lendemain ne peut sortir dans la rue. — La paralysie des jambes et de ia vessie augnieuta pendant dix jours.

Apporté à l'Hftpital-Saiot-Georges, il était alors absolument privé du mouvement des deux membres Inférieurs: un d'eux était insensible. — Extrémités supérieures intactes. L'urine était ammoniacale et purulente, malgré un calbétérisme répété deuk fois par jour.

Trois jours après la paralysie augmente, l'sneBlbésie surtout, etgagoe la région lombaire. Douleiure d'eetomae — respiration pénible et

sifflante.

Jusqu'au bout, intelligence, et fonction des membres supérieurs intacts, meurt dix jours après son admission, par asphyxie.

Esamm dm fièen. — Au niveau de la 10* dorsale, épandiement sanguin occupant les segments postérieurs des substances grises et

et blanches.

De même, autre foyer dans la moelle allongée du c61é gauche jusqu'au bord inférieur du pont de Yarole.

HœUe un peu ramollie.

Arlèfe Terlébrale et liwrt hnnchtt prineipaies athéromateoses.

L'auteur attribue la mort et les phénomènes, à partir du 3* jour de

l'admission à la lésion du bulbe.

Il existait en outre une pyélo-néphrite probable due à des altérations vascuiaires et ayant causé, plutôt que la paralysie de la vessie, l'alcaliiiilédel*urine.

OfiS. XGL — Moynier (Des morts subites chez les femmes encdntes Paris, 1858). — Hématomyélie. — (Résumée.)

Femme prend froid à la suite de couches.

Bngourdiseemeat des pieds remontant jusqu'aux hanebes. Le soir, douleurs aux membres supérieurs, impossibilité de mouvoir les jambes. Dyspnée, face cyanosée.

Mort en 13 heures.

Lésions anatomiques. Epan chôment de sang dans le canal rachidien, avec désorganisation de la moelle depuis le niveau de la dixième, jusqu'ils dousième vertèbre dorsale. Autres organes sains.

OBS. XCIÎ. — Lancereaux {Soc. de Biol., comptes-rendus, 1861). — Un c&s d'hypertrophie de l'épendyme spinal avec oblitération du canal central de la moelle. — (Rémunée.)

Homme de 25 ans.

Scoliose vertébrale à 14 ans; — Père mort de phthisie pulmonaire.

Refroidissement à la suite d'un rhume, courbature excessive.

Symptômes : Douleurs d'abord dans les reins et les membres inférieurs, puis dans les membres supérieurs.

Ën même temps, picotements, engourdissements et fourmillements dans les extrémités, analogues aux sensations dues à la compression du nerf cubital, prurit souvent incommode des extrémités, sueurs des extrémités, et quelquefois de la poitrine et des reins.

SensiblUté tactile et mouvements volontaires graduellement afikiblis.

ContraetioDS inTolontaires, de temps en temps, surtoat aa bras gauehe, à la moindre excitation.

Marche normale, mais rendue impossible au bout de peu d'inslants

par une fatigue très-grande.

Ëtat général assez bon. Il a continué son travail.

Miction difficile, goutte à goutte. Dépôt abondant de l'urine, consti* paUon habitaelle. Sept ou huit mois avant la mort, se dédde à garder le lit. Deux mois et demi avant la mort, marche chancelante, sensibilité tactile et au froid Irès -affaiblie. Maiadresso, impotence des doigts, h cause d'ime a.iesthésie absolue; sans l'aide de la vue, il l&che les objets parce qu'il ue le^ sent pas.

Persistattee des eugourdissements et des douleurs deseiIréiiiUés, des mourements réflexes.

Courbature générale. Malaise. Inappétence. Amaigrissement.

Entre alors à rhôjiiiul, y vient à pied. Il était même sur le poiat d'en sortir, malgré des douleurs toujours violentes, non-seulement aux extrémités, mais encore dans le dos et dans lesreiuâ, lorsqu'il fut pris de roideur, contracture et paraplégie complète, accompagnée parfois de secousses convulnves.

A partir de ce moment, aggravation toujours plus grande. Gêne de la respiration. L'urine, retirée par la sonde, est bourbeuse et sanguinolente.

Terminaison, Par eschares qui se creusent rapidement. Fièvre et érysipèle.

Lésions anatomiques. Légère déviation du rachis, à courbure saillante àgaueheet eu arrière. Un peu d'œdème des membres inférieurs. Parois du canal raehidieu normales. Moelle relailTement yolumidduse. Consistance extérieure peu ferme, mais pressée entre les doigts, elle

résiste très-fortement.

Une section fait reconnaître, à la partie centrale, l'existence d'un cordon grisâtre cylindrique ferme et résistant, du volume d'un manche de plume, s'étmdant de la partie supérieure de la région eenrioale à quelques centimètres de l'extrémité inférieure de la moelle où il se termine par une pointe conoïde. Il occupe le centre de la moelle et se trouve enveloppé dans toute son étendue parla substance médullaire dont il peut être facilement éuucléé.

Ibéisiiftsteii^&tettcAe de la moelle a diminué de consistance sur plusieurs points.

Au nîTeau de la troisième vertèbre cervicale sur le trajet du cordon central : caillot sanguin légèrement grenu, mais récent et du volume d'un gros ujyau de cerise. A quelques miUiuiôtres au-d<^$sous, petit J^sle d où s'écoule un liquide séreux.

Un peu plus bas, smmmI «oyo» kimorrhagiquef plus ancien et plus petit que le précédent.

€ Le siège de ces fojers multiples est sani aucun doute le cordon

épeDdémiqoe hypertrophié, à quelques millimètres au-dessous de son eitrémllé lermioale sapërieure. »

Examen micro<!copique. — Substance grise en grande partie réduite en granulations ; cependant à côlédes cellules déformées, déchirées, on parvient à en trouver d'autres presque normales : quelques-unes défi fibres nerTeoses de la substance blanche et des racines des nerf^ sont atrophiées et granuleuses; la substance méduUaIro des dernières se trouve remplacée par quelques granulations.

La partie la plus inférieure de la moelle, au-des'^ous du cordon cen* tral, prenait saine, et les nerfs qui en partent ne sont pas altérés.

Texture du cylindre centrai de la moelle :

Matière amorphe légènment granuleuse» granulations moléculaires isolées. Fibres de tissu conjonctif, fines, enchevêtrées, en tout semblables à celles qui à l'état normal font partie de la membrane de l'épendyme. Vaisseaux nombreux avec abondants granules d'héraaloïdinc, sur leur trajet, dont quelques-uns en voie d'altération. Pas do cellules épiihéliales.

Réflejsioiuàe l'auteur.

Le fait primitif dans notre cas est rhypcrtrophie de l'épendyme et l'oblitération consécutive du canal spinal. Le fait secondaire est Tallèration des capillaires et l'hémorrhagie qui en a été la conséquence.

Il y a peu de temps; j'eus l'occasion d'examiner une pièce analomique provenant du service de M. Yigla, et qui m'avait été confiée par M. lAudetta. Il s'agissait d'une bémorrfaagie de la moelle occupant la région cervicale. Le sang épanché n'était pas en grande ahoodance, mais néanmoins la paraplégie avait été subite, et la mort trèsrapide.

A l'mtérieur de la moelle, au niveau de l'exsudation sanguine, la pointe du scalpel éprouvait une légère résistance, etù. l'examen microscopique on trouvait au milieu des Ciisceauz du tissu conjonctif des capillaires offrant tous les degrés de la dégénérescence graisseuse.

Dans ce dernier fait comme dans le précédent l'hémorrhagie de la moelle semblait donc avoir été précédée par une altération du tissu conjonctif et principalement de cette portion qui constitue le noyau épendymique; ensuite est survenue la dégénérescence des capillaires, et en dernier l'hémorrhagie médollidre.

OBS. XCII. — Iiagardelle {Courr. méd., 9 mars 1861). — Méningomyélite. — Héroorrbagie de la moelle.

H. X. Couvreur, âgé de 26 ans, doué d'une forte constitution, éprouva, sans cause connue, une vive douleur uu niveau delà dixième vertèbre dorsale; il eut quelques engourdissements passagers dans les membres inférieurs, etc. Ces symptômes disparurent très-rapidement* Il se remit au travail, et ce ne fut que cinq jours après qu'il tomba paralysé de la jambe droite ; la jambe gaudie, le rectum et la Tcssie

furent paralysés progressivement, mais cependant avec assez de rapidité. Les neuvième et dixième espaces intercostaux étaient douloureux; il avait une paralysie eomplète da mooTement et do sentiment de toute la partie intérieure du corps. Il entra le neuvitaie jour dans cet état l'hôpital delaCharilé. Le lendemain, un symptôme nonvpau s'était ajouté à l'état du malade; des troubles de la vue se manifestèrent, et il lui semblait toujours avoir un brouillard devant les yeux. M. Piorry diagnostiqua un épanchement sanguin dans lë rachis, par suite d'une phlegmasie des méninges ; il ordonna 60 sangsues au niveau de l*épan* eliement. Tout resta stationnaire; deux jours après le traitement, il y eut paralysie du bras gauche, puis du droit, du ! oquel et de la difficulté de respirer. Les troubles de la vue avaient disparu, malades cschares au sacrum se développèrent, s'étendirent rapidement; le malade 8*affaiblissait toujours de plus en plus; on pansa le sacrum avec la tein« ture d'iode ; rien ne put entraver la rapidité da mal ; les esebares se gangrenèrent, une diarrhée colliquative produite par la septicémie se déclara, et la mort fut l'inévitable conséquence de ces graves désordres, au milieu desquels l'intelligence resta intacte jusqu'au dernier moment.

L'autopsie fit découvrir les lésionssuivantes, qui du reste, justifiaient Jusqu'à un certain point le diagnostic qui avait été porté.

La partie postérieure du corps de laverlèl^rc était parfaitement stine; du pus était épanoiié dans le conduit rachidien, et la moelle, augmentée de volume, avait par suite produit la compression (sic). Une coupe verticale de la moelle Qt trouver le foyer héraorrhagique dans l'intérieur de eet organe La moelle, tout autour de ee foyer sanguin, était ramollie dans une étendue de 5à 6 oeniimètres, et les veines situées au-dessous étaient considérablement injectées.

OBS. XVC. — Koster (De pathogenie der Apopl^xia medulla; spinalis Nederl. Arohiv. vOGrOeneesenNatuarinuide, IV, p. 1869). Canstatt 1870. — (Extrait.)

Le malade, âgé de 4S ans, ressent d'abord quelques fourmillements dans les extrémités inférieures. Quelques jours après, le S4 août, il se trouve, en se réveillant le matin, atteint d'une paraplégie complète.

La sensibilité est abolie en mtaie temps que la rootilité, non-seulement dans les membres abdominaux, mais aussi dans la moiiié inférieure du tronc; il y a de la constipation, de la rétention avec incontinence des urines, do la gène de la respiration. Le malade n'éprouve pas de douleurs, même sur le trajet du racbis; Une application de ventouses scarifiées diminue un peu la dyspnée; la seasibilité reparaît en partie au tronc et Âux cuisses; le 29 octobre, le malade succombe avec des symptômes d'infection putride; une eschare profonde s'était formée dans la région sacrée.

Autopsie. La moelle ne renferme pas de foyer sanguin, l'organe est Hayem. lo

atrophié dans âoa tiers inférieur ; la substance grise est ramoUie jus» qu'au oiveao dt I& Féglon canrfcale. Exanoaa mieroteopique. k réUt frais, OQ voit des corps granuleax, des tubes nerreuz atrophiés et variqueux, une grande quantité de pigment bran et jaune et des criglaux d'Iiémaloï iiîip. Af)rf's diireis^ement, on constate que beaucoup de tubes ont disparu et sont renv.ilacés par d'ôpais faisceaux conjonclifs. Abfitraclion faite de la grande quantité d'amas pigmentaires qui sont irrégulièrement disséminés dans la moelle, on ne trouve pas d'épan* ehement sanguin proprement dit.

OBS. XCVI. — Duf^uet (obs. inédite). — lUmolUssement de la moelle.— Hématoroyélie. — Eâcbarct» profoudes du saci um, s'ouvraat daus io canal ra^dien. — Méningite oérébrO'Spinale.

Iluret cordonniLT, âgé de -îl ans, est entré h rHùlcl-Dieu, sal!e Sainle-Jeanne, n<> 12, le 14 septembre 1808. On ne noie dans ses antécédents rien autre que des accidents syphilitiques dont le début remonte à deux ans et demi. Depuis trois mois, le malade ne pouvait marcher que lentement et avec une canne, en traînant la jambe gauche, qui lui semblait très-lourde. 11 y a trois jours il s'est vu tout d'un coup alleinl d'une paraplégie complclc ; il y a rcloulion des matières l'écales et inconlincncc d'urine ; mouvements réÛexes conserves, môme exagérés; la sensibilité au simple contact à la douleur et la température est diminuée; il se produit spontanément et de temps en temps des soubresauts clan ^ les deux incnibres inférieurs, plus accusés du côté gaucbe; il exislc vers le milieu du tronc une douleur en ceinture avec senlimeul de constriction; on ne noie lîcn d'anomal ni du côté des membres supérieurs, ni du côté des yeux. Le malade ressent en outre une douleur assez vive le long de la colonne vertébrale dans les régions dorsale et lombaire.

Ters la fin du mois de septembre, le malade est dans le même état; constipation 0[»i:iiàlre, ily a toujours incontinence des urines; il existe un peu de rougeur au sacrum ; l'appétit s'est bien conservé.

Le 13 octobre, on remarque au sacrum uue eschare large comme la paume de la main, datant de quelques jours seolemeot. L'exagération des mouvements réflexes persiste toujours.

Le 2(5. L'état du iijalado s'est fortement aggravé ; l'altération des traits est très-marquée; il existe des sueurs profuses depuis la veille; le malade vomit dès qu'il fuit quelques tentatives pour boire; il a du rAle trachéal.

Hort dans la journée.

Autopne. L*escbarc du sacrum grande eomme la main a déindt toute les parties molles, nécrosé l'os et ouvert le canal rachidien.

L'ouverture de ce canal montre une imbibitioa de la face externe de la dure-mère par les liquides putréfiés de Teschare, donnant une teicite noirâtre remontant assez haut dans la région donale.

La moelle enlevée, la ilure»raère Incisée longidulinaiement, montre rexislence d'une méniiigile fibriao-purulente, aceeittuée surtout au ni* TWiudp renflement lombaire et remontant jusqu'à la région osr* vicale.

La couche verd&ire qui enveloppa ainsi lo mflflment lombaire A

jusqu'à '2 raiilim(''ires d'épais?eur; les vaisseaux qui rampent à la surface (le la nioeile sont gorgés d'un sang épais et noirâtre. La parlie moyenne de la moelle parait ramollie ; la partie supérieure et inférieure ont leur eonsistance normale. Yers la partie supérieure de la région Corselet aor la fàce antérieure et ft droiie, on remapqne ooe taehe eecbyoïoUque d'un bleu noirâtre et de forme allongée. Des coupei transversales faites au niveau des régions cervicale et lombaire démon* Iront l'integ! itu de ces parties.

L^exauiea mictoscopique de ces parties fait à l'état frais, confirme OIS données. An eontraire» «ne eonpe feile dans la région dorsale, met à nu un tissu très-raroolli. Les cornes de substance grise sont de coloration foncée cl noirltre ; celle disposition est surtout aceoséepour la corne lîruiii^ cl plus li;iul colto altération vient se confondre avec le foYcr plus étendu qui a dfterniiiic! la tâche superficielle signalée plus haut. L examen microscopique montre dans cette portion ramollie des débris de tubes nerveux, fort peu de cellules intaetes, etnn nombre assez considérable de corps granuleux.

En examinant la matière noirâtre qui remplace la substance grise, on trouve de la fibrine coagulée.

L'encéphale ne préseiite rien autre à noter qu'un peu de méningite fibriuu -purulente, située à la base, au voisinage du bulbe, de la protubérance et des circonvolutions inférieures du cervelet.

Les poumons sont fortement congeitlonDés ainsi que le foie» la rate et les reins.

OBS. XCVII. Trasbot (Recueil de mèd. vétér., marsl870\ — l'araplôgie aigué, due à une congestion de la moelle épiuièr^ au renllement lombair* dieileolievaL

Cbeval entier de race commune, propre au service da gmoe trelii,

gris pommelé, taille de i», 6$ environ, 6 ans.

Ce cheval resta à l'écuiicdu^il novembre 1809 au 26, sans étr« malade; il reçut sa ration ordinaire et engraissa notablement.

Le 25, il fut attelé par une tempcMlure au-dessous de 0, à un camion vide, et à peine eut-il tait quelques pas qu'il fut pria de trenbleioent; puis, après un moment d'arrêt, tomltalfHirdefliBnt sur Je sol, aaoeqall lui fût possible de se relever.

Un vétérinaire pratique de Fuile une saignée de 4 litres, et on traîne le cheval à l ecurie. 11 n'y a eu de la part de ï'mmU ni efiorts, ni glissade avaul kcbule.

On conduit l'animal le 27 à Alfort, et on constate un embonpoint très-marqiié, des excoriations sur les parties du corps sur lesquelles il est resté eouehé : la faoe est grippée, les naseaux sont dilatés» l'œil est anxieux : le cœur bat 60 à 7S fois par minute ; les extrémités sont refroidies, les deux membres postérieurs absolument dépourvus de mouvement et de sensibilité; ce n'est qu'à la rceion dorsale que la seasibililé reparait. L'animal n'a pas mangé depuis la veille.

On pose le diagnostic de paraplégie aiguë ou rapide, due à une oon~ gestion de la moelle épiniére.

Saignée de 4 litres, 30 grammes d'aloès en pilules, lavements de suiraie de soude ; frictions sur les reins avecTessenoe de térébentliine et la charge de Lebas.

Le 26. Physionomie anxieuse, décubitus latéral droit; le cœur bai quatre-vingt-dix fois, les extrémités sont froides, la vessie est presque vide ; Texploration rectale constate que Taorte et ses divisions sont saiiles.

La par ilynie du mouvement etdu sentiment remonte jusqu'aux c6Im et le cheval meurt le soir.

Autopsk, huit heures àprès la morl.

Appareil digestif sain. Appareil urinaire sain. Congestion des pou«

mous.

Ecchymoses sur l'endocarde, notamment dans l'oreillette droite.

Les psoas agai volumineux, jaunes et friables ; le grand psoas droit piésen le, vers le milieu de sa longueur, une déchirure oblique, dentée, à bords ecchymoses, déchirure qui a dû se produire quand on a

traîné l'animal dans son éeurie.

La moelle éianl nii-e ;i nu, (jii observe que li'S enveloppes à partir du rcullcment lombaire jui>qu'à l'extrémilé sacrée sont d'uu rouge vif et le siège d'une riche arborisation vasculàire, qui tranche sur la blan^ cheur et le défaut de vascularisation apparente des parties antérieures,

La cavité de rarachnoï'ieesl remplie d'une sérosité rougeàlre au milieu de laquelle la moelle est immergée, et qui s'étend jusque dans la région dorsale, là même où la face iutcrne de l'arachnoïde ai blanche et parfaitement saine. C'est sans doute cette sérosité exhalée seulement à la surface des parties congestionnées qui, en s'écoulantdans la cavité arachnoîdienne, d'arrière en avant, a produit une compression graduelle de la moelle dans la région dorsale et occasionné cette paralysie progrcssatil vers les parties antérieures, qui s'est manifcsléo avant la mort et a causé l'asphyxie. •

La moelle est fortement congestionnée; elle a sensiblement augmenté de volume et présente une couleur rosée ou rouge foncé par places : cette coloration est produite par un fin pointillé rouge très-riche. La substance nerveuse est friable.

La congestion si accusée de la moelle et de ses enveloppes se propage sur les racuics nerveuses jusqu'au delà des trous de conjugaison

où elle est accompagnée, en dehors du canal rachidien, d'un épandie-

ment fibrino-albumîneux, rosé, semi-coagulé; entre les faisceaux nerveux, sur les troncs sr.iatiqiie et crural notamment, celte altération existe juisquu 0 m. 07 à 0 m. OS du rachis. Plus loin, les nerfs, môme le fémoral droit, dau le point Toi»in de la déehirare du ptoas eorreapondant, sont parfaitement blancs et sains.

La congestion de la moelle tr«^s-manifeste dans les couches superficielle de la subslance blanche, est moins intense dans les couches moyennes, et plus accusée, au contraire, dans les couches blanches profondes, au voisinage des cornes et dans la substance grise à l'extrémilé de cellesHsi. Dans la portion la plus large du renflement lombaire et dans une étendue de 0 m. 03àOm., 05 à l'extrémité des cornes supérieures, la congestion a été suivie d'une hémorrhagie interstitielle qui a creusé dans les cordons supérieurs une véritable cavité de 0 m. 005 environ, remplie d'une bouillie liquide rougeâtre, formée parle mélange du sang à la snbstanee nerveuse désagrégée. Antonr de eette cavité pathologique, la substance de la moelle, fortement ii^eelée, est fortement ramollie et i^éeresefhdlement jusqu'au point d'émergence des racines nerveuses sensitiTes*

L'examen microscopique confirme pleinement les fàits constatés à la

simple vue.

La sérosité arachnoïdienne, examinée -immédiatement, ne montre que de fines granulations grises ; quelques rares globules rouges de sang, eu nombre très-petit, et des toucocytes encore moins abon* dants.

La bouillie roageàtie prise dans la partie ramolUeet diflluente de la moelle, examinéecommfîlasérosité arachnoïdienne, montre des globules du sang en grand nombre et des fragments informes de tubes nerveux qui sont écrasés et ne seraient pas reconnaissables si l'on ne savait d'où ces débris proviennent.

Aucune aliération de la substance musculaire proprement dite, pas de dégénérescence graisseuse, malsseulementde Tadipositédu musde»

La moelle, enlevée depuis la région dorsale jusqu'à sa terminaison, est divisée en trois portions à peu près d'égale longueur, et placée avec les nerfs congestionnés dans une solution de 1 millième d'acide chromique. Cette soluilon durcit lentement, mais n'altère pas let éléments si délicats des centres nerveux, ce que ferait, au contraire, unesolutlon plus concentrée. On prend des vases suffisamment grands pour que chaque portion de moelle soit parfaitement droite et suspendue à l'aide d'un fil, par son extrémité supérieure, au milieu de beaucoup de liquide. Yiugt-quatre ou quarante* huit heures après l'immersion, ou pratique entre chaque paire nerveuse une incision transreraale de toute l'épaisseur jusqu'au feuillet yiscéral de l'arachnoïde. Huit ou dix Jours plus tard, on change le liquide, que Ton remplace par une nou- TeQe solution identique. On arrive ainsi, en cinq ou six semaines, i

obmfar «a durciiiement parfàit tans aneoM altérttioii dM éléoMiiti à

examiner.

On priiique en<:iiite des ooupes aassi mioces et aussi régulières qoe

possible avec le rasoir.

Ces coupes sont d'abord placées pendant six à douze heures dans une solulion légère de carminale d'ammoniaque, qui colore fortemeot ]eftqrlindrw-&xea,la néTroglieet répiihéliamda canal central en laissant la myéline presque blanche. De là, ces coupes sont mises dans un bain d'acide cristallisable, une partie, et alcool, deux parti pendant donze heures, ce qui rend transparente la névroglie, puis dans del'acool pur pendant vingt-quai rc heures, afiu d'enlever ce qui reste d'eau. Enfin, on les met pendatU deux ù cinq jours dans l'esseDce de térébenthine, qui donne de la transparence à la myéline, et on les conserve indéfiniment dans le baume du Canada.

Dans les parties les plus antérieures, la moelle est pirCutenent

saine; les coupes ' montrail Irès-distinctement, dans la subitanee

blanche, les tubes nerveux coupés perpendiculairement avecleur cylindre-axe rouge, la zone de myéline translucide et le cercle fin formé par lepérinèvre; quelques lins vaisseaux capillaires allant presque directement de la périphérie vers le centre; dans la substance» grise dus cellules parfiiitementconsenrées avec tous leurs caractères physiologiques.

Les coupes prises dans un point rapproché du renflement lombaire montrent déjà une dilatation notable des vaisseaux capillaires, dont quelques-uns préseutent des renflements fusiformes où ils mesurent jusqu'à 40 et €0 De plus, en dehors ide ces vaisseaux, on voit, notamment à la périphérie et dans la condie la plus profonde de la substance blanche, comme aux extrémités des cornes, un épanchement d'une matière rosée jauniltre presque amorphe et finement granuleuse, matière qui n'est que le blaslème inflammatoire dont l'épanchement avait déjà commencé et qui, étant semi-iluide et transparent à l'étal ff^s, a été coogoié et un peu coloré par le liquide durcissant. À mesure qu'on examine plus postérieurement, ces lésions s'accusent de plus en plus. Au point où une hémorrhapîe inlerstitielle a eu lieu et a creusé une véritable cavité, la substance blanche et la substance grise des cornes, au voisinage, sont tellement imprégnées de la matière granuleuse épanchée en dehors des capillaires qu'on ne reconnaît plus la forme (Tancon élément. Quelques capillaires sont même rupturés ou déchirés et s'ouvrent dans la cavité anormale sns-Indîquée. Dans cette partie, la plus altérée, le canal central est parfaitement libre et l'épen- • dyme intact revêtu de son épithelium cylindrique à cils vibratiles. Les faisceaux de tubes nerveux transversaux, entourant l'épendyme, en passant des cornes di oiles au.\ gauches, ne présentent pas d'altération visible.

t'allérafion est donc concentrée presque exclusivement dans la loiie

moyenne aux points d'union des substances grises et blanches, là où la moelle présente, d'ailleurs, dans l'état normal, sa plus grande Taseolarité. Les coopes passant direetemeolpar les racines nemoaeB montrent nne forte congestion autour de celles-ci» depuis leur émergence des cornes jusqu'en dehors de la moelle, congestion qui s'étend sur les cordons nerveux, quelques-uns, au moios, jusqu'à Û",07 à 0"»08 du rachis.

En arrière du renflement lombaire, dans la portion effilée de to moelle, tonte trace de lésion diiparatt.

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