‹ Des hémorrhagies intrarachidiennes thèse présentée au concours pour l'agrégation section de médecine et de médecine légale, et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 26 avril 1872Chapitre 5 sur 26 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Que dire sur le pronostic et le traitement d'une maladie dont les symptômes sont à peine connus, d'une lésion qui se reconnaît à l'autopsie bien plus souvent qu'elle n'est diagnostiquée pendant la vfe?

Cependant, comme il est possible que l'étude préce-

demment faite rende quelques services sous ce rapport, BOUS indiquerons brièvement les moyens thérapeutiques que divers auteurs ont proposés contre l'hématorachis, et ceux qui ont été mis en usage pour quelques-uns des malades dont nous avons rapporté l'histoire.

M. Mouton (1) et M. Brown-Séquard (2) s'accordent pour recommander, en pareil cas, outre les moyens employés contre toutes les hémorrhagies viscérales. Tu sage de quelques moyens locaux le long de la colonne vertébrale, tels que saignées, ventouses scarifiées, compresses froides (Mouton), application le long l'épine de vessies remplies de glace pilée. (Brown-Séquard.)

Ce dernier auteur recommande de faire prendre au m€dade un décubitus latéral.

Lorsque la maladie dure quelques jours, une autre indication se présente : c'est celle de hAter autant que possible la résorption du foyer sanguin.

On emploiera de temps en temps des ventouses sca rifiées, ou bien on appliquera des pointes de feu le long du rachis, et à l'intérieur on pourra essayer l'action d'un dérivatif, tel que le calomel à doses fractionnées (Mouton).

Enfin, si le malade survit plusieurs jours, on recourra aux moyens recommandés contre la pa-

chyméningite ou Thémorrhagie de la moelle, et que nous indiquerons plus tard.

(1) Mouton. Thèse de Paris, 1865.

(2) Brown-Séquard, loo. cit., p* 103.

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