SEULE
bandage, ne sortait que rarement, et, quand elle sortait, rentrsit facilement.
Dans les derniers mois de l’année 1870, il éprouva de très grandes fatigues ; la hernie fut mal conteuue par le bandage, une partie était presque Loujours dehors ; puis, dans les premiers jours de janvier 1871, elle sortit en plus grande quantité, devint très douloureuse; en même temps, le malade était pris de coliques très violentes. Il resta ainsi deux jours, gardant le lit; un médecin, appelé au bout de ce temps, le soumil à un taxis énergique qui dura plus de trois heures, paraît-il. La hernie fut réduite ; mais peu après, il s'échappa, avec quelques matières fécales, une assez grande quantité de sang presque pur. Pendant un mois environ, il y eut de temps à autre de semblables hémorrhagies.
En mars, apparurent quelques coliques assez vives, avec des allernatives de diarrhée et de constipation. Vers la fin d’août, les coliques devinrent plus fréquentes, la constipation plus opiniâlre, et des vomissements de matières fécaloïdes se montrèrent.
Le malade resta dans cet état jusqu’à son entrée à l'hôpital ; il était si affaibli que depuis six mois il ne quitlait plus le lit. On ordonna des bains, des cataplasmes, des opiacés ; tous les accidents cessèrent, les matières reprirent leur cours naturel, et le malade put manger.
Le malade allait de mieux en mieux, reprenait des forces, se levait même, quand vers la fin du mois de mai il fut pris de pleurésie gauche. Une ponction fut faite, mais i'épanchementse reproduisit. Enfin, le malade fut un jour repris de coliques très vives, avec constipalion, mais sans vomissement : la hernie avait reparu dans le sac. La bourse droite formait une volumineuse tumeur masquant et la verge et la bourse gauche ; elle était mate, irréductible en parte et transparente, sauf en arrière.