‹ Des hopitaux et des hospices (volume 2)Chapitre 66 sur 98 · Boudin, Annales d'hygiène publique et de médecine légale · texte numérisé non relu

Boudin, Annales d'hygiène publique et de médecine légale

2. Grassi, Élude comparative des deux systèmes de chauffage et de ventilation établis à l'hôpital Lariboisière, Paris, 1856, p. 14.

H. Jaquemet. 9

les issues. Aujourd'hui déjà le programme est modifié, et l'on veutdes appareils pouvant fonctionner avec les fenêtres ouvertes. Mais pourquoi les ouvre-t-on, si ce n'est pour renouveler l'air?

Un fait encore emprunté à M. Gallard. « Je faisais visiter dernièrement, raconte- t-il i, à un ingénieur de mes amis, la Pitié et Lariboisière ; les salles de chirurgie (hommes) de ce dernier hôpital, largement ventilées par insufflation, nous présentèrent une odeur très-suffocânte, que nous ne trouvons qu'à un moindre degré dans les salles de femmes ventilées par appel » (système qui facilite la ventilation naturelle, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut), « et dans lesquelles la ventilation était loin d'avoir une énergie comparable à celle des salles des hommes. Mais, chose remarquable et qui frappa trèsvivement mon compagnon, partisan très-déclaré, comme tous les ingénieurs, des procédés de ventilation artificielle, c'est que, à l'hôpital de la Pitié, où toute la ventilation consiste dans l'ouverture des fenêtres, nous n'avions trouvé, le même jour et quelques instants auparavant, aucune odeur dans les diverses salles de chirurgie, parcourues peu de temps après l'heure de la visite, et alors que tous les linges provenant des pansements étaient encore épars dans les salles. »

La question que nous effleurons ici est à la fois si vaste et si importante que, si nous n'essayions de nous borner, nous courrions grand risque d'écrire un véritable volume, en nous contentant de citer les opinions diverses des chirurgiens : rien ne vaut l'aération naturelle, telle est la conclusion à laquelle ils arrivent tous, mais en posant la condition toutefois que l'ouverture des fenêtres sera faite en temps opportun, la condition surtout que l'hôpital, construit de bâtiments entièrement isolés, ne sera pas exposé par l'influence même du courant d'air à recevoir dans une salie ce qui s'échapperait d'une autre, comme cela arriverait infailliblement à Lariboisière et partout où, prévaudra le système des pavillons parallèles.

On se rappelle à ce sujet l'importante communication de M. Gosselin à la Société de chirurgie 2 ; l'adoption dans son

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