Hippolyte Larrey, Ibid., p
celle du palais des Tuileries et du palais de Versailles, préservés ainsi en été de la chaleur du soleil et en hiver des vents du nord. » Si cette opinion n’est pas universellement admise, elle a du moins pour elle une imposante majorité.
L’agglomération des malades ou des infirmes dans le même local est une question grave, il nous sera donné d’y revenir plus tard ; mais il est important ici, avant d’aborder le problème de la construction d’un hôpital, d’indiquer sommairement l’étendue de l’espace qu’il devra occuper.
L’expérience a démontré, en s’appuyant comparativement sur la superficie totale des maisons de secours, la distribution des bâtiments et la mortalité, qu’il n’était pas possible de disposer convenablement un hôpital, à moins que chaque lit ne représentât au moins 50 mètres carrés de terrain. M. Trélat, qui indique cette limite, se hâte d’ajouter que « c’est une mesure très-étroite, la plus étroite possible, mesure qu’il est désirable de voir dépasser largement l. » Cette limite extrême paraît également avoir été admise par le Conseil d’hygiène publique de la Gironde. « Sans pouvoir citer un chiffre absolu,, disait naguère son rapporteur 2, on peut dire que pour un hospice de cent malades, par exemple, il serait bon que l’espace eût environ 5,000 mètres carrés. » 11 est bien entendu que des espaces ambiants découveits, fussent-ils d’une étendue double de celle que nous avons demandée, seraient complètement insuffisants, si les bâtiments étaient agglomérés dans un seul point de leur superficie. Citons Lariboisière, dont la mortalité, on le sait, dépasse celle des autres hôpitaux ; cet hôpital, entouré de plus de 78,000 mètres carrés d’espaces vides, comptant 85 mètres par malade, doit sans doute à la mauvaise disposition de ses bâtiments, trop souvent cités pour modèles, son infériorité notable.
M. Léon Lefort, dans l’intéressante discussion à laquelle nous empruntons ces chiffres 3, nous paraît avoir avantageusement
1. Trélat, Société de chirurgie. Discussion sur iliygiène et la salubrité des hôpitaux. Paris, 1865, p. 17.
2. Cité par M. Trélat dans son Étude critique sur la reconstruction de i Hôtel- Dieu, p. 36.