Chapitre IV. — Dispositions intérieures
Quantité d’air respirable nécessaire à chaque individu. — Viciation de cet air dans les hôpitaux. — Expériences de Réveil et Chalvet. — Grandeur des salles. — Nécessité de n’y installer qu’un petit nombre de malades. — Disposition des salles. — Fenêtres, etc.
Un chimiste distingué, dont nous avons déjà prônoncé le nom, M. Grassi, auquel nous avons déjà emprunté plus haut de longues citations, sera encore ici notre guide pour déterminer la capacité que devra présenter chaque salle de malades ; ici, en effet, au moment d’établir d’une manière certaine les dimensions que demande une hygiène bien entendue d’un appartement destiné à contenir de nombreux malades, nous sommes obligé de revenir au principe que nous posions en commençant : la nécessité d’un air constamment pur. Par suite, nous devons étudier, avant d’aller plus loin, la quantité d’air respirable que nous devons donner à chaque malade. Nous ne pouvons mieux faire que d’emprunter à la thèse de M. Grassi 1 le résumé de ces questions délicates.
« Les belles expériences de MM. Andral et Gavarret 2 ont démontré d’une manière irrévocable que l’homme adulteet bien portant brûle en une heure 1 1 gr. 3 de carbone, soit 171 gr. par vingt-quatre heures 3. Ce carbone se combine avec l’oxy-