LITERIE
merveilleux et les plus inattendus, pour les fractures du fémur et même du bassin.
M. Ch Sarazin, dans son intéressante notice sur les hôpitaux de Londres *, nous assure que ces matelas d’eau sont aujourd’hui d’un usage presque général chez les Anglais. Un habile fabricant de Londres, Hooper, paraît avoir donné à ces appareils une perfection digne d’éloges. Nous reproduisons ici le modèle de l’un d’eux. (Fig. 8.)
FiG. 8. — Matelas hydrostatique de Hooper de Londres. — Tout le lit.
On peut aussi, suivant les cas, se borner à un coussin hydrostatique que l’on place sous la nuque, les épaules, le bassin, etc.
La manière de disposer les lits dans chaque salle est importante à plus d’un titre, et Tenon y insiste d’une manière toute particulière: « La position des lits à l’Hôtel-Dieu, dit-il 1 2, n’est assujettie à aucune règle; en effet, tantôt les petits sont entremêlés avec les grands, tantôt ils en sont séparées. Là, le chevet aux murs latéraux; ici, les lits sont situés de côté sur la longueur des salles et les pieds des uns joint le chevet des autres; dans certaines files, les uns sont en long et les autres en travers.
1. Ch. Sarazin. Essai sur les hôpitaux de Londres. ( Annales d’hygiène publiqv et de médecine légale. Paris, 1866.)