Trélat, Société de Chirurgie. Loc. cit., p
transpiration de la nuit, sans aucun abri pour les garantir, recevront, suivant les saisons, des courants d’air glacés,' humides ou sec. Que de fois il nous a été donné, à l’époque des changements de rideaux dans les salles, c’est-à-dire à une époque où les lits se trouvaient dans les conditions réclamées par M. Trélat, de voir la santé des malades gravement compromise par l’ouverture des fenêtres, qui établissait tout à coup des courants d’air contre lesquels les malades étaient impuissants à se défendre !
Est-ce à dire que nous adopterions entièrement l’usage des rideaux? Non, puisqu’ils ont leur mauvais côté. Les repousserons-nous? Non, puisqu’ils sont nécessaires.
Après avoir pesé longtemps le pour et le contre de la question; opposé en principe à l’emploi des rideaux, mais reconnaissant d’ailleurs leur utilité, nous adoptons le parti le plus sage, l’opi nion même de la Société de Chirurgie, formulée ainsi : « Le mobilier des salles ne doit apporter aucun obstacle à la circulation de l’air. Il est nécessaire que les chefs de service aient le droit de faire supprimer les rideaux des lits lorsqu’ils le jugent nécessaire1. » Nous n’ajouterons pas d’ailleurs que ces rideaux devront se borner à protéger les côtés du lit et qu’on ne devra, dans aucun cas, gêner la libre circulation de l’air en plaçant un ciel de lit au-dessus des malades.
Nous verrions avec bonheur adopter dans nos hôpitaux l’usage des lits mécaniques, si commodes et si utiles pour soulever les malades et permettre, soit de refaire leur lit, soit de leur faciliter les soins de propreté et les fonctions du tube digestif. Un ou deux lits de ce genre dans chaque salle seraient suffisants et rendraient d’éminents services.
Puisque nous parlons ici de la literie, qu’il nous soit permis de désirer encore l’adoption, dans chaque service, des matelas d’eau, précieuse découverte due à M. Galante, et qui a permis à des malades de garder pendant plusieurs mois le repos le plus absolu au lit. sans être atteints de ces douloureuses excoriations si difficiles à guérir. Avec ces matelas de gutta-percha remplis d’eau, il nous a été donné de voir les résultats les plus