‹ Des hôpitaux et des hospicesChapitre 48 sur 90 · Chalvet. Gazette des Hôpitaux, 1862, p · texte numérisé non relu

Chalvet. Gazette des Hôpitaux, 1862, p

DÉPENDANCES DIVERSES

de 716, 84 lits réservés dans les combles des deux bâtiments latéraux de la cour centrale, répartis en dix salles, serviront à établir une sorte d’attenance dont l’influence hygiénique n’a pas besoin d’être longuement démontrée, et ne seront occupés que d’une manière passagère, lorsqu’il se fera dans quelques-unes des autres parties de l’hôpital un vide correspondant 1. »

Le service de tout l’hôpital se trouvera assuré par plusieurs escaliers larges et vastes, autant pour permettre la libre circulation de l’air, que pour faciliter le transport des malades. A ce sujet, qu’on nous permette d’exprimer le désir de voir appliquer dans nos hôpitaux un de ces ingénieux appareils déjà en usage dans plusieurs maisons de Paris, et qui permettent de porter à la fois plusieurs personnes du rez-de-chaussée aux combles, sans que la moindre secousse vienne trahir la rapidité de cette ascension. De quelle utilité ne serait pas cet escalier mécanique, pour transporter aux étages supérieurs les malades, les blessés auxquels le plus léger ébranlement fait souvent pousser des cris.

Les malades des deux sexes auront leurs promenoirs distincts; sablés, plantés d’arbres en nombre suffisant pour donner de l’ombre et purifier l’atmosphère, jamais trop nombreux pour y apporter une humidité malsaine, ils offriront à la vue des malades des fleurs, des parterres, tout ce qui sera de nature enfin à récréer l’imagination de ces pauvres déshérités de la fortune. Certes, s’il est vrai que les squares dont on embellit nos cités soient des jardins populaires créés en [vue des malheureux, n’est-ce pas surtout aux environs des demeures où ils souffrent qu’ils seront heureux de les rencontrer.

Il n’est peut-être pas dans un hôpital de service plus important que celui des bains : « L’administration des bains domestiques, disaient en 1756 les médecins de l’Iiôtel-Dieu 2, est un des remèdes les plus efficaces de la médecine, c’est un secours

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