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MAISONS D’ACCOUCHEMENTS
faut reconnaître aussi que ce génie épidémique qui a son point de départ chez la femme en couches, peut se propager aussi aux hommes.
Qui ne se souvient de la brillante argumentation de M. Trousseau, à l’Académie de médecine, le 16 mars 1858? Le savant professeur, avec cette éloquence persuasive qui attache les auditeurs à ses lèvres et transforme la chaire où il parle en une tribune, s’écriait : « Un médecin d’infiniment d’esprit, M.. Lorain, a soutenu il y a deux ans une thèse : De la fièvre puerpérale chez la femme, chez le fœtus et chez l’enfant nouveau-né. Je regrette qu’il n’ait pas ajouté : et chez les blessés des deux sexes résidant à proximité des salles d’accouchements. Il lui aurait été facile de montrer chez les hommes eux-mêmes en temps d’épidémie, et toutes réserves faites sous le rapport des différences d’organisation, des lésions analogues.
» Dans la grande épidémie de 1855, dont MM. Charrier l, P. Lorain 2 et d’autres encore nous ont conservé la relation, on note d’abord des lésions de l’appareil utérin : il y a de bonnes raisons pour cela ; mais ensuite on voit, aux mois de septembre et d’octobre, apparaître de graves lésions des organes thoraciques ; des pleurésies suppurées enlèvent les femmes en aussi peu de temps que la péritonite. L’on observe en outre que, pendant tout le temps de l’épidémie, les enfants meurent en quantité incomparablement plus grande que dans un autre temps. Je parle des enfants dont les mères n’avaient pas la fièvre puerpérale. Comment meurent-ils? — comme toutes les femmes : avec des phlébites ombilicales, des péritonites, des pleurésies, etc., en un mot, en présentant les mêmes lésions que les femmes soumises à l’influence épidémique, et cela indépendamment des conditions de la parturition.
» Or si l’enfant séparé de la mère, si le rameau détaché de l’arbre offre des lésions identiques, à plus forte raison l’enfant encore dans le sein maternel les offrira-t-il. Aussi voyons-nous, quand règne la puerpéralité, l’enfant mourir dans le sein de