‹ Des hôpitaux et des hospicesChapitre 78 sur 90 · Depaul, De la fièvre puerpérale, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Depaul, De la fièvre puerpérale, loc. cil., p

4. Arneth, Note sur le moyen proposé et employé par M. Semmeliveis pouf empêcher le développement des épidémies puerpérales dans l'hospice de la Maternité devienne. (Annales d’hygiène publique. Paris, 1851 , t. XLV, p. 284.)

MAISONS D’ACCOUCHEMENTS

voquées en faveur de la contagion ; la multiplicité des casmalheureux dans la clientèle d’un même accoucheur; la coïncidence, qui a si souvent frappé les professeurs des écoles de maternité, du plus grand nombre de décès dans un même lit, successivement occupé, après une première victime de l’épidémie; tels sont les faits principaux qui ont servi d’arguments aux partisans de la contagion, et nous devons dire que, s’ils ne sont pas assez concluants pour emporter l’opinion unanime de tous les médecins, ils sont du moins de nature à faire profondément réfléchir.

« Il n’est pas impossible, dirons-nous avec M. Piorry l, qu’il existe un virus qui ait la funeste prérogative de communiquer le mal ; les faits cités par notre honorable collègue M. Depaul imposent aux observateurs le devoir de faire tous leurs efforts pour résoudre cette question; mais s’il en était ainsi, il faudrait au moins convenir que ce virus se développerait spontanément chez des malades qui n’ont communiqué avec aucune personne atteinte de la fièvre dite puerpérale ; car il suffit, pour que l’ensemble d’accidents ainsi désignés vienne à se manifester, que plusieurs femmes saines et récemment accouchées habitent conjointement dans un lieu petit et mal aéré. »

De la grande discussion de l’Académie de médecine, en 1858, à laquelle nous avons emprunté le résumé de la plupart de ces faits, il résulte deux points indiscutables. Le premier est, hélas ! l’impuissance trop fréquente du traitement médical. « C’est un aveu triste à faire, disait M. Depaul ; mais je crois être dans le vrai en déclarant que le traitement de la fièvre puerpérale est encore à trouver. Ce n’est pas que des prétentions contraires 11e se soient produites bien souvent depuis qu’on s’occupe de ce grave sujet; mais on l’a dit depuis longtemps, plus sont nombreux les agents thérapeutiques proposés pour combattre une maladie, et plus on est en droit de redouter l’impuissance de chacun d’eux. Une expérience déjà longue, et malheureusement trop grande sur ce sujet, me rend peu accessible aux illusions et, tout en rendant justice à de louables efforts que je voudrais voir couronnés de succès, je dois m’incliner devant

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