DEUXIÈME PARTIE
La classe des Champignons chez les anciens botanistes est celle qui a été le moins étudiée ; cela tient sans doute à l’immense variété de formes que présentent ces êtres bizarres et aussi à leur durée éphémère. Les espèces supérieures seules avaient été remarquées, et les classifications informe qui ont été indiquées sont en rapport avec le peu de connaissances qu’on en avait à l’époque.
Glusius dans son Historia planlarum rariorum, publiée vers l’an 1600, décrit et figure un certain nombre d’Agarics, Bolets, etc., qu’il divise en Fungi esoulenti et en Fungi noæii et perniciosi.
Lobel, vers la même époque, faisait des vulgares edules Fungi, vulgares perniciosi Fungi et Fungi in arboribus nascentes.
Linné avait observé un nombre relativement considérable de Champignons ; il les répartit en plusieurs genres d’après leur aspect extérieur. 11 établit les Agarics, les Bolets, les Hydnes, confond dans ses Clavaires, des Basidiomycètes, des Sphéries et autres Ascomycètes rapproche les Morilles du Phallus impudicus, etc.
11 faut arriver jusqu’à Persoon qui publie son Synopsis Tnethodica Fungorum en 1801, pour voir une distribution rationnelle des Hyménomycètes ; bien qu’elle ne soit encore basée que sur les formes extérieures, elle fait faire un pas immense à la mycologie et prépare la route à Fries qui, s’aidant des découvertes modernes, établit la classification encore à peu près adoptée aujourd’hui par tous les mycologues.
Persoon fait des Hyménomycètes son cinquième ordre, celui des
Hymenothecn caractérisé par un hymenicum non déliquescent et des sporules pulvérulentes. 11 les divise en 6 familles :