Clavæformes, pour les genres Clavaria et Geoglossum
6. Helvelloidei, pour les Spathularia, Leotia, Helvella, Mor-
ahella, Tremella, Peziza, Ascobolus, Helotium, Stilhum et
Œgenta.
Les 4 premières familles sont à peu près celles de Fries ; dans la 5® le genre Geoglossum doit retourner aux Ascomycètes.
La 6*' est formée exclusivement de Discomycètes, toutefois les Solenia sont encore compris comme section du genre Peziza, à cause de l’analogie de forme et de l’ignorance où était Persoon des organes de reproduction.
Enfin nous arrivons à Fries dont le dernier ouvrage {Hymenomycetes Europœi) représente l’état actuel de nos connaissances.
Dans cot ouvrage les Basidiosporés sont nettement séparés des formes analogues des Ascomycètes. Leur classification repose uniquement, dans ses grandes divisions, sur la figure de l’hymenium, les autres caractères ne servent qu’à former les groupes secondaires.
Fries établit ainsi les 6 familles suivantes :
Aiiaraclnées, hyménium lamelleux.
PolyporéOH ' — tapissant l’intérieur de tubes ou pores.
Ilydnécti — sui- des pointes.
Théléphoréeis — sur une surface nue ou papillée.
Clavai'lécN — amphigène.
Trcinclllnécs, r4hampignons gélatineux à bymenium amphigène.
Chacune de ces familles se divise à son tour en un certain nombre de genres, formés d’après la présence ou l’absence d’un stipe, la consistance plus ou moins charnue, cartilagineuse ou ligneuse des espèces, etc.
DIVISIONS DES BA'SIDIOMYGÈTES ECTOBASIDES.
Ce groupe, tel que l’a délimité Fries, comprend deux types de formes incompatibles entre eux. L’un, qui renferme les familles que cet auteur désigne sous les noms d’AgaracInées, l»olyporées, Tliélépborécs, llydnécs et Clavarlécw, se rattache directement aux Gastéromycètes, par ses enveloppes et la forme de ses basides ; il n’en diffère par aucun caractère essentiel. L’autre, qui comprend unepartie des Trénicllliiécs de Fries et quelques genres retirés de ses autres familles, est étroitement lié avec les Hypodermées, près desquels il doit êtreplacé.
Nous établirons dans cet ordre deux familles parallèles :
1® Les Hyménomycktes ;
2® Les Hêtéromycètes.
Hymenomygètes. — Champignons charnus, ligneux ou subéreux avec ou sans enveloppes, à basides unicellulaires ordinairement tétraspores. Spores de formes variables qui, en germant, donnent directement naissance au mycélium. Des microconidies myceliennes et des macroconidies angiogastres.
Heteromycètes. — Champignons ordinairement gélatineux, rarement cartilagineux ou subéreux, à basides pluricellulaires, à spores le plus souvent arquées, qui, en germant, donnent naissance à un promycelium porteur de spores secondaires ou sporidies. Quelquefois des conidies angiogastres.