‹ Des Indemnités: À l'Occasion d'Industries et de CommercesChapitre 31 sur 55 · TRE · texte numérisé non relu

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nacés, œuvre de pure logique où Lassalle ne paraît même pas soupçonner les difficultés d'ordre pratique, faciles à discerner pourtant, que rencontrerait l'expropriation sans indemnité dont il a cru établir la légitimité en raison, en droit et en équité.

Il semblerait que l'étude de cette question doive tenir une place considérable dans la littérature socialiste. En fait, 1l n'en n’est rien. Le nombre de ceux qui ont accordé quelque attention au problème est relativement restreint, et, parmi ceux-là, plusieurs se contentent d’une simple allusion. Pour comprendre un silence qui surprend au premier abord, il faut se rendre un compte exact du point de vue sous lequel se présente la question au regard du sociklisme : on voit alors que certains systèmes, à moins de se contredire, doivent l'ignorer.

indemniser, c'est donner certaines richesses en compensation des biens dont on exige le sacrifice : on a soutenu que la disparition du capitalisme n’'entraînera aucun préjudice au détriment des propriétaires de la veille, et que la révolution scciale consacrera l'avènement d’une organisation économique nouvelle dans laquelle l'allocation &'un dédommagement ne présenterait aucune utilité pour ses bénéficiaires. Indemniser suppose ün fait préalable de dépossession : on a soutenu que la révolution sociale ne s’accompagnerait d'aucune translation de propriété. Indemniser suppose enfin la présence d’un exproprié récalcitrant refusant d'abandonner sa chose et réclamant à tout le moins certaines compensations : On a parfois rêvé d’une socialisation spontanée, d’une socialisation par attraction ou par persuasion : sous ce dernier point de vue, ce sont les questions de tactique qui interviennent et permettent au socialisme de ne pas s'occuper des indemnités. Je reprends chacun de ces points.

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