i kiché ten ti si ké di êvé dé étéche mené
Gh ! pourquoi près de moi ne te tiens-tu toujours, amie izé bénézée e^ifin retrouvée !
— Auditif. 4 décembre 1896 (trad. 13 décembre). — Fragment d'un long discours d'Astané à Hélène pendant une apparition qu'elle eut de lui vers 9 heures du soir, au moment de se coucher. Cette phrase qu'il prononça deux fois, est la seule qu'elle ait pu se rappeler assez nettement pour la noter aussitôt après la vision. Elle a le sentiment d'avoir compris tout le discours d'Astané pendant qu'il parlait, et pense qu'elle aurait pu le traduire à mesure en français, non point mot à mot, mais dans son sens général. Elle comptait l'écrire le lendemain, mais le matin à son réveil elle ne put retrouver ni les paroles d'Astané ni leur signification, pas même le sens de cette phrase écrite la veille au soir. — Entendu de nouveau, comme seconde partie du texte suivant, dans la séance du 13 décembre.
6. ti iche cêné éspênié ni ti êzi atèv astané êzi De notre belle « Espênié » et de mon être Astané, mon
érié vizé é vi... i kiché ten ti si ké di êvé
âme descend à toi... oh ! pourquoi près de moi ne te tiensdé étéche mené izé bénézée tu toujours, amie enfin retrouvée!
— Auditif. 13 décembre 1896 (trad. même séance). — Entendu de la voix lointaine d'Astané tout en éprouvant une sensation pénible d'arrachement de la peau au visage, autour des yeux, dans le dos,
sur les poignets et les maias. Dans la traduction, le mot Espénié reste tel quel, comme un nom propre ; l'index gauche (Léopold) montre le ciel et dit qu'on pourrait le rendre par terre, planète, demeure.
7. ce êvé plêva ti di bénèz éssat riz tes midée Je suis chagrin de te retrouver vivant sur cette laide
durée ce ténassé riz iche espênié vétéche ié ohé atèv hêné terre; je voudrais sur notre Espênié voir tout ton être s' élever ni pové ten ti si éni zée métiché oné gudé ni zée darié et rester prés de moi ; ici les hommes sont bons et les cœurs grevé larges.
— Auditif. 15 décembre 1896 (trad. 17 janvier 1897). — Paroles d'Astané à Hélène dans une vision matinale. Le fragment suivant de la lettre dans laquelle elle m'envoyait ce texte, mérite d'être cité comme exemple des cas assez fréquents oii W^^ Smith, sans connaître la traduction exacte des paroles étrangères, en devine cependant la signification totale et les comprend par leur équivalent émotionnel : « Ce matin, à 6 h. ^i, j'ai entrevu Astané au pied de mon lit. Je vous envoie les paroles que j'ai entendues venant de lui... Le sens général de cette langue était à ce moment très présent à mon esprit, et je vous le donne comme je l'ai compris, c'est-à-dire d'une manière aussi claire que possible, l'ayant de suite noté : « Combien je regrette que tu ne sois pas née dans notre monde; tu y serais bien plus heureuse, car tout est mieux chez nous, tout est meilleur, les gens comme les choses, et moi je serais si heureux de t'avoir de nouveau près de moi. » Voilà à peu près ce qu'il m'a semblé comprendre ; peut-être un jour pourrons-nons nous en assurer. » — A rapprocher du texte 5, dont la nuit lui fit oublier le sens.