‹ Des Indes à la planète MarsChapitre 45 sur 103 · Ajaéaé aé aé lassunié lâmi rêzé aé aé aé · texte numérisé non relu

Ajaéaé aé aé lassunié lâmi rêzé aé aé aé

Aé, aé, aé. aé! — Approche ; voici Rêzé. . . aé, aé, aé,

aé niké bulié va né ozâmié zitêni primêni — [B] ozâmié

aé, petit Bulié... où est Ozâmié ? Zitêni, Primêni... Ozâmié, viniâ ti mis bigâ kêmâ zitêni viniâ ti misé bigâ kêmisi nom de un enfant mâle; Zitêni, nom de une enfant femelle; primêni viniâ ti misé bigâ kêmisi Primêni, nom de une enfant femelle.

Auditif. 8 mars 1899 (trad. 4 juin). — Hélène a entendu la

phrase [A] pendant la vision dont la description suit. A la traduction, comme les assistants ne comprennent pas tout de suite que les trois derniers mots sont aussi des noms propres, Esenale ajoute la phrase [B] avec sa signification française. — « Je n’ai pu m’endormir hier au soir. A 11 V2 heures, tout s’éclaira subitement autour de moi et cette lueur vive me permettait de distinguer les objets environnants. Je me lève ce matin avec le souvenir très exact de ce que je vis alors. Un tableau se forma dans cette lueur, et je n’eus plus devant les yeux que l’intérieur d’une maison martienne : une salle immense carrée, autour de laquelle étaient fixés des rayons, ou pour mieux dire de petites tables suspendues et fixées dans le mur. Ces tables avec rebord contenaient chacune un bébé, mais point du tout emmaillotté : tous les mouvements de ces petits enfants étaient libres et un simple petit linge était posé sur leur corps. On aurait

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Fig. 3i. — Texte n° 38 (3o mars 1899), écrit par M"* Smith copiant un texte de Ramié qui lui apparaît en hallucination visuelle. [Collection de M. Lemaître.] — Reproduction aux deux tiers de la grandeur naturelle.

dit qu’ils reposaient sur une mousse jaunâtre; je n’ai jamais pu me rendre compte de quoi étaient recouvertes ces tables. Des hommes avec des bêtes étranges circulaient dans cette salle ; ces bêtes avaient la tête large, plate, presque sans poils, et de grands yeux très doux pareils à ceux des phoques ; leurs corps légèrement poilus ressemblaient un peu aux biches de nos contrées, sauf leurs queues larges et plates; elles avaient de fortes mamelles auxquelles les hommes présents adaptaient un instrument carré, auquel tenait un tuyau qui était présenté à chaque enfant, et on comprenait parfaitement qu’ils étaient allaités du lait de ces bêtes. J’entendais des cris, un grand brouhaha, et c’est à grand’peine que j’ai pu noter les quelques paroles [de ce texte]; j’ai renoncé à écrire le reste tant cela me venait peu distinctement. Cette vision a duré environ un quart d’heure; puis tout a disparu graduellement et il pouvait être minuit lorsqu’enfin je m’endormis profondément. »

■37. Astané bounié zé buzi ti di triné nâmi ni

Astané cherche le moyen de te parler beaucoup et

ti di umêzé séïmiré bi tarvini.

de te faire comprendre son langage.

Graphique. 24 mars 189g (trad. 4 juin). — « 6 x/2 heures du

matin. Vision d’Astané ; je suis debout en train de mettre mes pantoufles. 11 me parle, mais je ne puis le comprendre. Je prends cette feuille de papier et un crayon ; il ne me parle plus, mais s’empare de ma main droite qui tient le crayon. J’écris sous cette pression ; je n’ai rien compris, pour moi ceci est de l’hébreu. Ma main se détend, je relève la tête pour voir Astané, mais il a disparu. » — Voir fig. 30.

'38 fédié amès Ramié di uzénir tes lûné amès zé

Fédié, viens ; Ramié te attendra ce jour ; viens, le

boua trinir

frère parlera .

Visuel. 30 mars 1899 (tfad. 4 juin). — Assise à sa table de toilette à 9 V4 heures du soir, avant de se coucher, Hélène se trouve tout à coup enveloppée d'un brouillard rosé qui lui cache une partie des meubles, puis se dissipe en lui laissant voir dans le fond de sa chambre « une salle étrange éclairée de globes rosés fixés dans le mur. » Plus près d’elle apparaissent une table suspendue en l’air et un homme au costume martien, assis sur une pique, qui écrit avec une sorte de clou fixé à l’index droit. « Je me penche vers cet homme, je veux poser ma main gauche sur cette table imaginaire, mais ma main retombe dans le vide et j’ai infiniment de peine à la remettre en place : elle est comme raidie et conserve pendant quelques instants fort peu de force. » 11 lui vient heureusement à l’idée de prendre le crayon et le papier à portée dans son tiroir et de copier « les caractères que vient de tracer l’homme martien que j’ai déjà vu plusieurs fois [Ramié]; et à grand’peine — car ils étaient beaucoup plus petits que les miens — j’arrive à reproduire [le texte martien de la fig. 31]. Tout cela a duré un quart d’heure environ, je me suis mise au lit et n’ai plus rien vu ce soir-là, ni le lendemain. »

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Fig. 32. — Texte n” 3g (i"avril 1899), écrit par Mlu Smith incarnant Ramié. [Collection de M. Lemaître.J — Grandeur naturelle.

'39 Ramié pondé acâmi andélir téri antéch

Ramié, savant astronome, apparaîtra comme hier iri é vi anà. riz vi banâ mirâ^ ti Ramié ni

souvent à toi maintenant. Sur toi trois adieux de Ramié et

Astané. évaï divinée.

Astané. Sois heureuse!

- Graphique. 1" avril 1899 (trad. 4 juin). — « Encore en me mettant au lit, à 10 heures 5 minutes. Nouvelle vision du personnage vu avant-hier [Ramié]; je crois qu’il va parler, mais aucun son ne sort de sa bouche. Je prends vite crayon et papier, je me

sens le bras droit saisi par lui et je me mets à tracer l’écriture

étrange ci-jointe [v. fig. 32]. 11 est très affectueux; dans son maintien, dans son regard, tout respire tant de bonté et en même temps d’étrangeté. Il me quitte en me laissant sous un vrai charme, beaucoup trop court. »

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