‹ Des indications de l'exclusion du pylore dans les affections bénignes de l'estomac et du duodénumChapitre 13 sur 26 · M DL · texte numérisé non relu

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l’ulcère peptique du jéjunum aujourd’hui bien connu.

les troubles dyspeptiques étudiés par Parmentier et Denéchau (1) et constituant un syndrome dyspeptique secondaire de la gastro-entérostomie dû bien probablement à l’évolution de nouveaux ulcères et qui peut survenir dans une proportion atteignant 70 0 /0 des cas.

Au contraire, l'exclusion semble amener des modifications profondes du chimisme que MM. Leriche et Bressot exposent ainsi :

« L’exclusion modifie rapidement le chimisme gastrique.

-Amza Jianu l’a prouvé expérimentalement et cliniquement

sur des chiens; il a vu que la gastro-entérostomie ne modifiait pas le sue gastrique, tandis que la pylorectomie et l'exclusion amenaient rapidement une diminution de l'acidité, du chlore organique et minéral, à peu près dans nne proportion de moitié.

D'autre part, chez la plupart des malades de Jonnesco, on a fait le chimisme avant et après l’exclusion et Jianu a noté, d’une façon pour ainsi dire constante, la diminution de l’hypersécrétion, de l’hyperchlorhydrie.

Pour fixer les idées, on nous permettra de dis des chiffres. Dans la seconde de ses observations (que nous prenons au hasard, en exemple), Jianu donne les résultats suivants de l'examen du suc gastrique à une douzaine de jours d’inbervalle.

Avant l'opération Après l'opération

e Acidibé, totale: %,:-., 2,80 1,45 Acide chlorhydrique libre. . 1,26 0,21 Chlore combiné organique. . 2,60 TO ÉRiehvaries M nl ANA SG Fe A Chlore Lotali sn AT 4 TO Ni 2,91

Chlore miméralfixe.- .\. |. 0,24 1,60.»

* (1) Denécuau. Les suites médicales éloignées de la G.-E. au cours de l’ulcère de l'estomac et de ses complications. Thèse Paris, 1907,

og

Des résultats semblables ont été obtenus à la suite des opérations pratiquées par M. Jonnesco, et dans une observation

de M. Delagénière rapportée par Royer (1) on trouve les

résultats suivants,

Le 20 octobre : Acidité totale: 2,70 parlitre. — Chlore total : 5,47 par litre.

Le 10 décembre: Acidité totale: 1,90 par litre. — Chlore total : 4,16 par litre.

c) Sympiômes fonctionnels et généraux.

Le plus souvent les symptômes fonctionnels et généraux sont très améliorés par la gastro-entérostomie d’une façon immédiate. Ainsi que nous l’avons vu, les troubles dyspéptiques réapparaissent souvent au bout d’un temps variable.

En résumé, la gastro-entérostomie n’est pas parfaite au point de vue théorique, mais dans la pratique chirurgicale

elle a rendu les plus grands services et obtenu de merveilleux

résultats. L’exclusion est inutile quand le pylore est imperméable ou pratiquement imperméable. Même avec un pylore perméable ou susceptible de le redevenir, la gastro-entérostomie suffit à donner des succès qui peuvent justifier la prévention que beaucoup de chirurgiens ont contre l’exclusion.

La gastro-entérostomie peut donc être une opération suffisante, mais elle n’est que palliative et l'exclusion, cr oyons-nous, peut faire beaucoup mieux qu’elle. |

B. Pylorectomie et exclusion.

La gastro-entérostomie d’ailleurs s’est souvent montrée

tout à fait insuffisante et on tend à la remplacer à l'heure actuelle par une opération plus radicale : la pylorectomie.

La pylorectomie est l'opération idéale,

(1) Rover, Lor. cit, p. 59,

CT

lo Elle supprime les lésions siégeant, dans la région pylorique.

2° Elle assure une évacualion aussi parfaite que possible de l'estomac.

30 Elle agil puissamment sur l'hypersécrétion et l’hyperacidité, ce qui a été signalé par Soupault et de nombreux auteurs.

40 Par cette transformation du milieu stomacal, elle met les lésions extra pyloriques dans les meilleures conditions de guérison eb évite la plupart des accidents consécutifs à la gastro-entérostomie.

L'exclusion a presque tous les avantages de la pylorectomie.

Elle soustrait l’ulcère,quand il est pylorique,à tous les contacts irritants des aliments et des acides de la digestion, et cette acidité est le facteur étiologique essentiel de lulcère.

D'autre part, Jianu et Grossmann (1) ont démontré l’arrêt de la sécrétion de la muqueuse pylorique exclue qui aurait pu continuer l’irritation de l’ulcère. Ils ont signalé aussi l’atrophie progressive de la muqueuse qui ne peut avoir qu’un heureux effet sur la régression de l’ulcère.

Il ne paraît donc pas exagéré de penser que l'exclusion doit aboutir à la guérison de l’ulcère. »

Jonnesco l’a d’ailleurs constaté expérimentalement chez : le chien; les heureux effets thérapeutiques constatés par les chirurgiens qui pratiquent l'exclusion et les quelques cas que nous rapportons viennent à l’appui de cette conception.

Nous empruntons à Leriche et Bressot les considérations suivantes :

« Au point de vue éloigné, les observations déjà anciennes

(1) Jranu et Grosmann. Archiv.f. Verdauungs Krank., 1910, Bd XVI, p. 147,

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de von Eiselsbeïg et celles de Jonnesco pérmettent de voir que les améliorations DOSCPAÈES sont durables et les résultats excellents.

Les deux malades opérés par von | Eiselsbeiÿ! en 1905, avaient d'énormes tumeurs que l’on avait prises pour des cancers. L’exclusion les fit disparaître complètément dt ces malades restèrent complètement guéris jusqu’à leur mort, survenue pour tout autrè causé qué leur lésion gastrique, sept ans et neuf ans après l'intervention.

Dans ses 29 cas, sauf un, Jonneséo à oblénu un résultat excellent : « les douleurs, l’hémorragié, l’hyperacidité et l'hypersécrétion gastriques ont complètement et rapidement cédé »; dans tous les cas, la guérison se maintient encore. Le seul échec dé Jonnesco tint à uné hémorragie foudroyante survenue dans le détours opératoire; elle était due à deux artérioles béantes au niveau de l’ulcère.

Enfin Vautrin a cité une guérison maintenue parfaite pendant trois ans.

Pour résumer les indications générales de l’exclusion, nous pourrions dire que :

L’exclusion est plus facile, moins grave, bien plus souvent possible que la pylorectomie et donne des résultats presque comparables aux siens; que légèrement plus difficile et plus grave que la gastro-entérostomie, elle donne, d’une façon générale, des résultats meïlléurs qu’elle; que théoriquement donc elle devrait être substituée à la gastro-entérostomie dans tous les cas où la pylorectomie étant impossible, l’exclusion serait possible. Dans la pratique, la pylorectomie reste le traitement de choix; quand elle est impossible, on pratiquera le plus souvent la gastro-entérostomie qui suffit généralement.

Si cependant la gastro-entérostomie n’a pas donné de résultats satisfaisants dans une intervention antérieure, si au

(2) bericus et Bressor. Loë, ci, p. 425.

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